FIGLIA MIA

Panorama

La petite Vittoria (Sara Casu) a dix ans, elle voit par hasard une femme, Angelica (Alba Rohrwacher), qui l’intrigue au tout premier regard, puis elle court rejoindre sa mère, Tina (Valeria Golino). Tina et Angelica se connaissent bien, elles sont liées par un pacte tacite depuis la naissance de Vittoria. Angelica a une vie dissolue, elle a donc laissé sa fille à Tina qui l’a élevée avec son mari. En échange, le couple l’a toujours aidée financièrement. Vittoria commence à fréquenter Angelica et découvre assez rapidement qu’il s’agit de sa mère biologique. Dès lors, Vittoria se rapproche de plus en plus d’elle et s’éloigne de Tina qui le supporte difficilement. Aussi, afin de ne pas perdre « sa fille », elle essaie de lui montrer le mauvais côté d’Angelica. Par ailleurs, l’attention toute nouvelle d’Angelica pour Vittoria n’est peut-être pas désintéressée.

Les paysages semi-déserts de Sardaigne - la maison d’Angelica perdue au beau milieu de la campagne, les montagnes de Supramonte, la nécropole et ses mythes - isolent un peu plus les trois femmes et les opposent bien souvent deux à deux. La seule issue raisonnable ne peut être, dès lors, que leur symbiose.

 

 

« Figlia mia décrit une période pendant laquelle trois figures féminines se cherchent, s’aiment ou se détestent, mais apprennent à accepter leurs imperfections, à prendre de la hauteur sur leurs relations. C’est également une histoire propre à chacune d’entre elles et j’ai donc souhaité adopter chacun des trois points de vue. Vittoria, Angelica et Tina ont toutes trois le cœur brisé, et empruntent trois parcours différents pour s’interroger sur elles-mêmes et, à la fin, trouver un équilibre et s’accepter complètement.

J’ai toujours voulu parler des femmes. C’est comme une mission que je me serais toujours donnée dans mon travail, un geste politique. Dans l’histoire du cinéma, les femmes ont beaucoup été marginalisées, elles sont les épouses qui attendent patiemment que leurs maris rentrent à la maison et qu’on a souvent dépeintes de façon trop superficielle. Il est grand temps de changer cette image. Si certains estiment que mon film ne donne pas suffisamment de place à l’homme, j’en serai d’une certaine manière contente, car c’est bien ainsi que le film a été pensé, quand bien même il y a un personnage masculin merveilleux, Umberto, le personnage le plus positif sans doute. »

Laura Bispuri, Dossier de presse

 

 

Laura Bispuri (1977) nous propose son deuxième long-métrage. Le fil rouge qui lie sa filmographie, deux courts-métrages Passing time (2010), Biondina (2010), et deux longs-métrages présentés à Berlin, Vierge sous serment (2015) et Ma fille (2018), est une interrogation perpétuelle sur l’identité féminine et sur ce qu’est devenir une femme.



RÉALISATION : Laura Bispuri
SCÉNARIO : Francesca Manieri, Laura Bispuri
IMAGE : Vladan Radovic
MONTAGE :Carlotta Cristiani
SON : Nando di Cosimo
PRODUCTEURS : Marta Donzelli, Gregorio Paonessa, Maurizio Totti, Alessandro Usai, Michael Weber, Viola Fügen, Dan Wechsler
PRODUCTION : Vivo Film, Colorado Film, Rai Cinema, Match Factory Productions, Bord Cadre Films, avec la contribution du MiBACT, Arte/ZDF, RSI, avec le soutien d’Europa Creativa - MEDIA, Eurimages, Regione Sardegna, Fondazione Sardegna Film Commission
INTERPRÈTES : Valeria Golino, Alba Rohrwacher, Sara Casu, Udo Kier, Michele Carboni

Italie, Suisse, France - 2018
DURÉE : 1h 36

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