I COMPAGNI

Panorama

Au début du 20e siècle, dans une usine de tissage à Turin. Pour les ouvriers c'est un dur labeur journalier de quatorze heures, dans des conditions pénibles et pour un salaire de misère. Un jour, fatalement, l'accident se produit : un ouvrier se fait broyer la main dans les rouages d'une machine. Une collecte est organisée et une délégation est constituée pour demander à la direction une amélioration des conditions de travail. Éconduits par le chef du personnel, l'idée d'un arrêt de travail germe. La manœuvre échoue mais bientôt c’est la grève avec sa cohorte d’exaltations et de difficultés quotidiennes. Le professeur Sinigaglia (Marcello Mastroianni), un agitateur socialiste fraîchement débarqué de Gênes où il est recherché par la police, orchestre la grève et pousse les ouvriers à s'organiser. Des bagarres éclatent à l’arrivée des briseurs de grève venus à la demande du patron. Sinigaglia parvient à soulever les ouvriers et les convainc à occuper l’usine. Mais, l’armée est là. Les deux blocs s’affrontent. Un coup de feu : un jeune ouvrier est tué. C’est la débandade. Le lendemain, résignés, les ouvriers reprennent le travail.

 

 

« Présenter les luttes ouvrières au cinéma n’est pas chose facile. Beaucoup de réalisateurs ont été pris au piège de l’imagerie démagogique de cette lutte. Avec Monicelli, parce qu’il limite son récit à la renaissance de l’idée d’action commune des ouvriers, nous sommes en plein dans l’examen du "mécanisme" sociologique de la lutte des classes. Monicelli, avec la dimension humoristique qu’il est le seul à savoir donner au tragique, trace avec talent les premiers pas de l’organisation de la classe ouvrière. (…)
Film d’une touchante tendresse humaine, reflet historique d’une époque, grande leçon moralisatrice, I compagni se place parmi les grandes oeuvres cinématographiques actuelles. »

Hubert Arnault, Image et son, la saison cinématographique, 1966
 
 
Mario Monicelli (1915-2010) est l'un des maîtres de la comédie italienne. Il a tourné avec les plus grands acteurs (Totò, Sordi, Mastroianni, Gassman) et réalisé des films majeurs du cinéma italien, comédies picaresques ou tragédies caustiques : I soliti ignoti (1958), La grande guerra (1959), L'armata Brancaleone (1966), Amici miei (1975), Un borghese piccolo piccolo (1977), Parenti serpenti (1992).


RÉALISATION : Mario Monicelli
SCÉNARIO : Agenore Incrocci, Furio Scarpelli, Mario Monicelli
IMAGE : Giuseppe Rotunno
MONTAGE :Ruggero Mastroianni
SON : Carlo Rustichelli
PRODUCTEURS : Franco Cristaldi
PRODUCTION : Lux Film-Vides Cinematografica, Méditerrannée-Cinéma Production, Avala Film
INTERPRÈTES : Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Bernard Blier, Folco Lulli, Gabriella Giorgelli, Raffaella Carrà, François Perrier, Annie Girardot, Mario Pisu, Vittorio Sanipoli

Italie, Suisse, France - 1963
DURÉE : 2h 05

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