L’UOMO CHE COMPRÒ LA LUNA

Compétition

Kevin (Jacopo Cullin) est un jeune militaire italien aux cheveux blond platine mais aux traits méditerranéens. Son accent milanais truffé d’anglicismes n’est qu’un masque, qui tombe rapidement face à des supérieurs hiérarchiques qui lui confient une mission secrète : retrouver, en Sardaigne, l’homme qui semblerait être le légitime propriétaire de la Lune. Pourquoi lui ? Parce que derrière sa veste de baseball rouge et ses sneakers blanches se cachent des racines sardes. C’est ainsi que le jeune homme doit apprendre à dialoguer avec des origines qu’il ne maîtrise pas. Son entraînement, fait de beuveries et de jeux de mains, n’envie rien à celui que les astronautes subissent avant de quitter la stratosphère. Tout comme les voyageurs de l’espace, Kevin découvre un univers nouveau, celui du village de Cuccurumalu, truffé de codes qui lui sont étrangers et habité par des autochtones qui compliquent le bon déroulement de sa mission sécrète.

 

 

« Ce que je veux, comme je l'ai déjà fait avec L'arbitro, c'est faire en quelque sorte de la comédie d'auteur, ce qui n'existe pas vraiment. Il y a soit les films "coup de poing" qui peuvent par ailleurs être très bons, mais où tous les personnages ont des problèmes, soit les franches comédies. Mon ambition est de réunir les deux. Comme chacun sait, nous avons eu les grandes comédies italiennes des années 60 avec Risi, Monicelli, etc. Mais ce sont des comédies qui ont un arrière-goût amer, parfois même des tragicomédies car ce qui en ressort c’est la vie réelle, sa dureté. Moi, je ne travaille pas du tout dans cette veine, car je fais des films qui font rire mais qui à un certain moment ne font plus rire du tout, puis on revient au rire. C'est un jeu entre la comédie et la tragédie, une forme de comédie avec des surprises qui surgissent de temps en temps, un mort, un truc moche, quelque chose d'un peu choquant... C'est un choix délibéré de ma part et il n'est pas forcément apprécié par tout le monde. Sans vouloir évidemment faire de comparaison et sans préjuger du résultat, mon inspiration, c'est Shakespeare. »

Paolo Zucca, propos recueillis par Fabien Lemercier, Cineuropa, 27 octobre 2016

 

 

Paolo Zucca (Cagliari, 1972) a effectué des études de lettres classiques à Florence, il se forme ensuite au métier de réalisateur à l’École internationale de cinéma et de télévision (NUCT) de Rome. En 2009, son court-métrage L’arbitro lui fait obtenir le prix spécial du Jury au Festival de Clermont-Ferrand. Décliné en long-métrage, L’arbitro (2013) a été présenté lors de la 70e édition de la Mostra de Venise.



RÉALISATION : Paolo Zucca
SCÉNARIO : Paolo Zucca, Barbara Alberti, Geppi Cucciari
IMAGE : Ramiro Civita
MONTAGE :Sarah McTeigue
SON : Andrea Guerra
PRODUCTEURS : Amedeo Pagani, Francesca Cima, Nicola Giuliano, Daniel Burman, Genc Permeti
PRODUCTION : La Luna, Indigo Film, Oficina Burman, Ska-Ndal Production, MiBACT, Fondazione Sardegna Film Commission
DISTRIBUTION FRANCE : True Colors
INTERPRÈTES : Jacopo Cullin, Angela Molina, Benito Urgu, Stefano Fresi, Francesco Pannofino, Lazar Ristovski

Italie, Suisse, France - 2018
DURÉE : 1h 43

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