LE NOTTI DI CABIRIA

Carte Blanche

Cabiria (Giulietta Masina) est une prostituée romaine candide et sincère, fière d'avoir son propre chez-soi et de ne rien devoir à personne. Elle échappe à la noyade après qu'un client qu'elle croyait être son grand amour lui a volé ses quelques sous et l’a poussée dans le Tibre. Raillée par ses collègues de trottoir, elle s'en va exercer dans le quartier chic de la via Veneto. Elle est abordée par Alberto Lazzari (Amedeo Nazzari), un acteur célèbre, qui lui fait connaître pendant quelques heures le luxe fabuleux dans lequel il vit, puis prend un malin plaisir à l’humilier. Alors qu'elle porte un regard émerveillé sur la vie, chaque fois elle est bafouée et ne trouve que cupidité, égoïsme et dérision. Entraînée avec des pèlerins dans une procession, elle supplie la Madone pour que sa vie change. Elle fait la connaissance d'Oscar (François Périer), un modeste employé, un jeune homme timide et prévenant. Lorsqu'il lui propose de l'épouser, Cabiria est aux anges et lui confie toutes ses économies. Avec lesquelles le larron disparaît. Dévastée, Cabiria erre toute la nuit et songe à se suicider. À l'aube passe une bande joyeuse de jeunes gens en goguette. Les larmes de Cabiria s'arrêtent, un nouveau sourire apparaît.

 

 

« Un film sur les marges. Les marges d’une ville (Rome). Les marges d’une vie. La vie de ceux qui sont en marge. Mais aussi la marge qu’il y a entre les pôles opposés qui constituent la personnalité de la protagoniste : prostituée virginale, sainte pécheresse, victime héroïque. Cabiria est peut-être l’emblème le plus abouti des nombreuses créatures en oxymore qui peuplent l’univers fellinien. Dernière des femmes, dernière des prostituées, dernière des derniers, mise en marge de et par son monde de marginaux, continuellement utilisée et jetée, leurrée et abandonnée, trompée et répudiée, Cabiria finit par être - paradoxalement - la femme qui aux yeux de Fellini mérite plus que beaucoup d’autres d’être observée, aimée et comprise. Limpide, candide, naïve et sans défenses, Cabiria est pleine de grâce. Et le simple fait qu’elle existe fait obstacle à la vulgarité du monde où il lui est donné de vivre et où nous est donnée la possibilité de l’observer. »

Gianni Canova

 

 

Deuxième Oscar du meilleur film étranger pour Fellini en 1958. Si le rôle de Gelsomina a fait connaître mondialement Giulietta Masina, celui de Cabiria lui a valu le plus grand nombre de récompenses dont le prix d'interprétation à Cannes en 1957.



RÉALISATION : Federico Fellini
SCÉNARIO : Federico Fellini, Tullio Pinelli, Ennio Flaiano
IMAGE : Aldo Tonti
MONTAGE :Leo Catozzo
SON : Nino Rota
PRODUCTEURS : Dino De Laurentiis
PRODUCTION : Dino De Laurentiis Cinematografica, Les Films Marceau
INTERPRÈTES : Giulietta Masina, François Périer, Amedeo Nazzari, Aldo Silvani, Franca Marzi, Dorian Gray, Mario Passante, Pina Gualandri, Polidor, Ennio Girolami

Italie, Suisse, France - 1957
DURÉE : 1h 50

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