LES CAMARADES

I compagni

Mario Monicelli

Résumé

À la fin du 19e siècle, dans une usine de tissage à Turin. Pour les ouvriers c'est un dur labeur journalier de quatorze heures, dans des conditions pénibles et pour un salaire de misère.  Un jour, fatalement, l'accident se produit : un ouvrier se fait broyer la main dans les rouages d'une machine. Une collecte est organisée et une délégation est constituée pour demander une amélioration des conditions de travail. Éconduite par le chef du personnel, l'idée d'un arrêt de travail germe. La manœuvre échoue mais bientôt c’est la grève générale avec sa cohorte d’exaltations et de difficultés quotidiennes. Le professeur Sinigaglia (Marcello Mastroianni), un agitateur socialiste recherché par la police, orchestre la grève et pousse les ouvriers à s'organiser. Il parvient à les soulever et les convainc d’occuper l’usine. Mais l’armée est là. Les deux blocs s’affrontent. Un coup de feu : un jeune ouvrier est tué. C’est la débandade. Le lendemain, résignés, les ouvriers reprennent le travail.

« À Turin, dans une usine textile à la fin du 19e siècle, les ouvriers organisent une grève sous la conduite du professeur Sinigaglia. C'est le début d'une lutte dure, désespérée et amère qui voit les travailleurs de retour au travail, vaincus. C'était l'un des films que Monicelli aimait le plus, peut-être parce qu'il était l'un de ses films ayant connu le moins de succès. Le contour des personnages, la finesse des détails de la reconstitution de l'époque, le personnage ambigu et fascinant de l'agitateur syndical interprété par un Mastroianni hermétique et intransigeant, crève-la-faim et charismatique, créent un tableau romanesque équivalant à un livre de Zola ou de Maupassant. Mais en même temps, on perçoit un sentiment de méfiance à l'égard des hommes et de l'histoire, l’ombre de la trahison et de la défaite, le souci pour les faibles et leur destin de perdants. Bref, selon moi, l'un des plus beaux films de Monicelli, traversé par une veine souterraine de mélancolie et de regrets. »

Mario Sesti

Au générique : Benard Blier. Il a tourné une trentaine de films en Italie dont, avec Monicelli : La grande guerra (1959) ; Alta infedeltà (1964) ; Casanova '70 (1965) ; Amici miei (1975) ; Le due vite di Mattia Pascal (1985) ; Speriamo che sia femmina (1986) pour lequel il a obtenu le David di Donatello du meilleur second rôle.

Informations

RÉALISATION : Mario Monicelli
SCÉNARIO : Agenore Incrocci (Age), Furio Scarpelli, Mario Monicelli
IMAGE : Giuseppe Rotunno
MONTAGE :Ruggero Mastroianni
MUSIQUE : Carlo Rustichelli
PRODUCTEUR(S) : Franco Cristaldi
PRODUCTION :

Lux Film-Vides Cinematografica, Méditerrannée-Cinéma Production, Avala Film

DISTRIBUTION : Les Acacias
INTERPRÈTES :

Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Bernard Blier, Folco Lulli, Gabriella Giorgelli, Raffaella Carrà, François Perrier, Annie Girardot, Mario Pisu, Vittorio Sanipoli


Italie, France, Yougoslavie - 1963
DURÉE : 125 min

Bande-annonce

Aucune bande-annonce n'est disponible

Séances

  • MJC AUDUN-LE-TICHE, le 02/11/2019 à 14h15.
  • CINEMA PARADISO, le 05/11/2019 à 17h30.