LA CITTÀ DELLE DONNE

LA CITTÀ DELLE DONNE
LA CITÉ DES FEMMES

Federico Fellini

LA CITTÀ DELLE DONNE

LA CITÉ DES FEMMES

Au cours d’un voyage en train, Snaporaz (Marcello Mastroianni), la cinquantaine, sort de sa somnolence et découvre, face à lui, une jeune femme attirante (Bernice Stegers). Il la suit aux toilettes pensant pouvoir la séduire mais elle se dérobe. Le train s’arrête en pleine nature et l’inconnue en descend. Snaporaz se décide à la suivre et il se retrouve inopinément en pleine forêt dans un hôtel fantasmagorique où se tient un congrès féministe. Pris dans la souricière, le malheureux assiste de plus en plus effrayé aux rites menaçants de ces créatures. Contraint de se plier à leurs moindres volontés, il devient leur souffre-douleur. Il trouve refuge dans la villa de Katzone (Ettore Manni), le macho par excellence, où il découvre le reliquaire de ses multiples conquêtes dont les orgasmes ont été enregistrés. Lors de la soirée que Katzone organise pour fêter sa dix-millième maîtresse, parmi les invités, Snaporaz rencontre sa femme, Elena (Anna Prucnal), et ils échangent les rituels griefs d’une crise conjugale. Les festivités sont gâchées par l’irruption des féministes. Snaporaz s’échappe sur un toboggan où il revit les souvenirs sexuels de sa jeunesse. Mais il finit par être capturé et, alors qu’aucune échappatoire n’est possible, Snaporaz se réveille en sursaut dans le train. Autour de lui : sa femme, l’inconnue tentatrice et deux autres personnages de ses cauchemars.

 

« La femme comme une obsession magnifique. Comme un rêve impossible, comme une promesse et simultanément comme une menace. À travers le voyage de son alter ego Snaporaz (Mastroianni), Fellini opère une plongée dans le mystère de la féminité, au milieu de Femmes Provocantes, de Femmes Guerrières, de Femmes Guérisseuses, de Femmes Castratrices. Féministe ou antiféministe ? Peut-être l’un et l’autre à la fois. Car pour Fellini la Femme est domina et l’Homme ne peut que lui être soumis. C’est ce que montre le parcours de Katzone, le mâle convaincu de pouvoir dominer mais qui est en réalité sous l’emprise de la puissance féminine. C’est sans aucun doute l’un des films les plus visionnaires et visuellement puissants de la filmographie fellinienne, une œuvre visuelle hypertrophiée et ambiguë, baroque et fuyante, excitée et effrayée, d’où affleure la crainte inavouable (de Snaporaz et de son créateur-demiurge) de ne plus être en mesure de se confronter à ce que la femme est en train de devenir et – peut-être – ce qu’elle est déjà. »

Gianni Canova

 

La rencontre de Mastroianni avec Fellini date de La dolce vita (1960). Dans (1963 – Huit et demi) il est un « véritable double cinématographique » du réalisateur. La collaboration se poursuit avec La città delle donne (1980 – La cité des femmes), Ginger e Fred (1985 – Ginger et Fred), Intervista (1987).

Federico Fellini
Federico Fellini

Federico Fellini (Rimini, 1920 – Rome, 1993) est l'un des plus illustres réalisateurs de l'histoire du cinéma.

Journaliste, scénariste, notamment de Rossellini, coréalisateur avec Alberto Lattuada de Luci del varietà (1950, Les feux du music-hall), il réalise en 1952 Lo sceicco bianco (Le cheik blanc) et il se démarque assez rapidement du courant néoréaliste et par la suite son œuvre foisonnante sera marquée du sceau de l'onirisme .

D'une filmographie exceptionnelle on retiendra une Palme d'or, La dolce vita (1960), quatre films oscarisés : La strada (1954), Le notti di Cabiria (1957, Les nuits de Cabiria), Otto e mezzo (1963, Huit et demi), Amarcord (1973), et aussi I vitelloni (1953), Roma (1972, Fellini  Roma), Il Casanova di Federico Fellini (1976, Le Casanova de Fellini ), La città delle donne (1980, La cité des femmes), E la nave va (1983, Et vogue le navire ), Ginger e Fred (1986, Ginger et Fred),  Intervista (1987).

En 1993 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre lui a été décerné.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Federico Fellini

Scénario : Federico Fellini, Bernardino Zapponi, Brunello Rondi

Image :  Giuseppe Rotunno

Montage : Ruggero Mastroianni

Musique : Luis Bacalov

Producteur (s) : Franco Rossellini, Renzo Rossellini, Daniel Toscan du Plantier

Productions : Opera Film Produzione, Gaumont

Distribution France : Gaumont

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Marcello Mastroianni, Anna Prucnal, Donatella Damiani, Bernice Stegers, Ettore Manni, Iole Silvani, Fiammetta Baralla, Hélène Calzarelli, Catherine Carrel, Dominique Labourier

Année : 1980
Durée : 2h 20
Pays de producion : Italie, France