PASSIONE D’AMORE

PASSIONE D’AMORE
PASSION D'AMOUR

Ettore Scola

PASSIONE D’AMORE

PASSION D’AMOUR

Nous sommes en 1862, pendant une de ces périodes sans guerre, si rares en Italie. Dans uen ville du Piémont, le Capitaine de cavalerie Giorgio Bacchetti rencontre Clara, femme très belle, mariée et mère d’un enfant. Giorgio et Clara s’aiment tout de suite : c’est un amour heureux. Le capitaine est muté dans une garnison de frontière où il souffre d’être séparé de sa bien aimée. Avec d’autres officiers, il fréquente la table du colonel où il y a toujours un couvert de mis pour un convive absent. C’est la place de la cousine du Colonel. Giorgio est intrigué et vaguement troublé par cette présence mystérieuse.

Un jour finalement Giorgio réussit à la voir : cette vision le foudroie et le rend muet, Fosca est d’un extrême laideur. Elle est déjà éperdument amoureuse de Giorgio qu’elle a épié depuis le jour de son arrivée. Dans un premier temps Fosca suit, poursuit et même persécute Giorgio, qui l’évite par tous les moyens. Puis Fosca gravement malade, va recevoir tous les jours la visite de Giorgio, qui agit par pitié. Fosca heureuse, parait aller mieux. Au cours du repas de Noël, arrive la nouvelle mutation définitive de Giorgio, Fosca s’agrippe à Giorgio, crie son amour à tout le monde. La nuit même, Giorgio de son plein gré se rend dans la chambre de Fosca dont il est amoureux. Fosca mourra heureuse après la seule nuit d’amour de sa vie.

 

« Passion d’amour » est un film en costumes, mais seuls les costumes sont d’époque : les idées, les passions restent comptemporaines. Encore uen fois, j’ai voulu raconter non pas les privilégiés mais les humiliés : zonard, émigrés, homosexuels ou, comme ici, une femme mortifiée à cause de sa laideur.

La laideur demeure pour tant de femmes une grande douleur, une condamnation à être en marge, à ne pas vivre. »

Ettore Scola

Ettore Scola
Ettore Scola

Ettore Scola (Trevico, 1931 – Rome, 2016) débute comme collaborateur de la revue satirique Marc'Aurelio, puis au cinéma, comme scénariste, notamment avec Risi et Pietrangeli. Il réalise son premier film, Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes) en 1964. Avec un style audacieux et une analyse féroce de la société moderne, il s'impose par la suite parmi les maîtres de la comédie à l'italienne.

Filmographie partielle : Dramma della gelosia (1970, Drame de la jalousie), C'eravamo tanto amati (1974, Nous nous sommes tant aimés), Brutti, sporchi e cattivi (1976, Affreux, sales et méchants), Una giornata particolare (1978, Une journée particulière), La terrazza (1980, La terrasse), La nuit de Varennes (1982, Il mondo nuovo), Ballando ballando (1983, Le bal), La famiglia (1987, La famille), Splendor (1989), Romanzo di un giovane povero (1995, Le roman d'un jeune homme pauvre), Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini (2013, Qu'il est étrange de s'appeler Federico)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ettore Scola

Scénario : Ruggero Maccari, D'après le roman Fosca d'Iginio Ugo Tarchetti

Image :  Claudio Ragona

Montage : Raimondo Crociani

Musique : Armando Trovajoli

Producteur (s) : Franco Committeri

Productions : Mass Film, Les Films Marceau-Cocinor

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Bernard Giraudeau, Valeria D'Obici, Jean-Louis Trintignant, Massimo Girotti, Bernard Blier, Laura Antonelli.

Année : 1981
Durée : 1h 57
Pays de producion : Italie, France