FONTAMARA

FONTAMARA

Carlo Lizzani

FONTAMARA

Vers 1930, dans un petit hameau des Abruzzes…

Les faibles lampions des ruelles et les lumières des maisons de Fontamara s’éteignent soudain. Personne ne payait  depuis  longtemps le compte de l’électricité, qui, du reste, n’était plus présenté aux intéressés, parce que le percepteur était  accueilli à coups de fusil. Les autorités, pour en finir et ne pas risquer de se tromper, ont décidé de couper aussi l’éclairage public.

Les bergers et les ouvriers agricoles de Fontamara acceptent avec philosophie cette derniè­re calamité, inévitable comme tant d’autres: le gel, la maladie, le vent. Mais  la révolte éclate lorsque le nouveau « podestat » fasciste fait dévier le seul cours d’eau qui puisse irriguer les petits lots  de terrain des villageois. A la tête des manifestants se trou­ve Berardo, le plus fort, celui que tout le monte écoute, celui auquel tout le monde s’adresse, quand on a besoin d’aide.

Toutefois, ces gens ne peuvent rien contre l’oppression séculaire des gros propriétaires ter­riens, des riches. Berardo, las d’une vie qui n’offre pas de perspective, décide, pour  pouvoir épouser Elvira, de partir pour Rome, à la recherche d’un emploi. Mais le sort qui l’attend est tout autre.  A Rome, il commence à comprendre les raisons profondes de la misère dont souffre la population de son pays. Tandis que, à Fontamara, les gens gagnent leur vie tant bien que mal, il leur arrive une nouvelle incroyable: Berardo a été arrêté sous l’accusation de sub­version et est mort  en prison. C’est le dernier geste qu’il pouvait accomplir pour aider  les siens.

 

Moins lyrique que L’arbre des sabots, moins intellectualiste que Le Christ s’est arrêté à Eboli ce film (…) constitue avec les deux autres un triptyque dédié au monde des « méprisés et oubliés », une dénonciation des injustices sociales qui permettent à un pays moderne de traîner comme des animaux des pauvres coupables seulement d’être nés dans des terres désolées, une exaltation des temps où le fascisme faisait déjà rage et que timidement naissait la réaction. 

Segnalazioni cinematografiche, 1980

Carlo Lizzani
Carlo Lizzani

Carlo Lizzani (1922, Rome -2013, Rome) a collaboré dans les années 1940-1943 aux revues cinématographiques Cinema et Bianco e nero. Antifasciste, en 1963 il participe à la Résistance à Rome.
Assistant d' Aldo Vergano pour Il sole sorge ancora (1946) et de Robero Rossellini pour Germania anno zero (1948) il participe en 1949 au scénario et à la mise en scène de Riso amaro de Giuseppe De Santis. Son premier long métrage, Achtung! Banditi! (1951) est un hommage aux résistants et Cronaca di poveri amanti (Chronique des pauvres amants) est primé à Cannes en 1954. De 1979 à 1982 il a été directeur de la Mostra de Venise.
Autres films notoires : Il gobbo (1960, Le bossu de Rome), L'oro di Roma (1961, Traqués par la Gestapo), Il processo di Verona (1963, Le procès de Verone), Banditi a Milano (1968), Torino nera (1972, La vengeance du sicilien), Fontamara (1977), La casa del tappeto giallo (1983), Celluloide (1996, Remake, Rome ville ouverte)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Carlo Lizzani

Scénario : Lucio De Caro, Carlo Lizzani d'après le roman de Ignazo Silone

Image :  Mario Vulpiani

Montage : Franco Fraticelli

Musique : Roberto De Simone

Producteur (s) : Edmondo Ricci, Piero Lazzari

Productions : Erre Cinematografica, RAI RadioTelevisione Italiane

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Michele Placido, Antonella Murgia, Ida Di Benedetto, Imma Piro, Antonio Orlando, Deddi Savagnone

Année : 1980
Durée : 2h 10
Pays de production : Italie