IL MATTATORE

IL MATTATORE
IL MATTATORE (L'HOMME AUX CENT VISAGES)

Dino Risi

IL MATTATORE (L’HOMME AUX CENT VISAGES)

Un homme se présente chez Gerardo Latini (Vittorio Gassman) pour proposer l’achat d’un chandelier en argent. À la fin de la négociation, le téléphone se met à sonner et, pendant que le maître des lieux va répondre, l’homme remplace le colis par un autre. L’arnaque, cependant, échoue parce que Gerardo le remarque, et ce n’est qu’à ce moment-là que l’homme se souvient de l’avoir rencontré en prison, où il a été surnommé « l’artiste » pour ses actes connus dans le « milieu ». Auteur des escroqueries réussies les plus étonnantes, il a toujours réussi – sauf une fois – à échapper à la prison. Mais son talent vient aussi de sa jeunesse en tant qu’acteur de variétés. Personne n’a jamais réussi à le changer, pas même sa femme Annalisa (Anna-Maria Ferrero) qui, après l’avoir épousé, a tenté de le ramener dans le droit chemin pour finalement devenir sa complice. Cependant, alors que Gerardo se vante de ses méfaits, l’escroc présumé lui montre une paire de menottes et l’arrête. Sommes-nous sûrs que ce n’est pas encore une autre astuce de Gerardo?

 

Tout le monde est là : les grands scénaristes de l’époque, dont Ettore Scola, presque débutant. Dino Risi à la réalisation, qui a déjà tourné une bonne dizaine de longs métrages, mais pas ceux qui le rendront célèbre par la suite : Une vie difficile, Les Monstres et Le Fanfaron. Et Vittorio Gassman, qui vient d’adopter le cinéma après l’avoir longtemps boudé. […]

Cabotin de génie, Gassman s’amuse comme un fou à parodier Hitler dans les coulisses d’un cabaret, le Marc Antoine de Shakespeare dans la cour d’une prison et même Greta Garbo, lors d’une inénarrable séquence où, les yeux dans le vague, affublé d’une capeline et de lunettes noires, il déclame, imitant la voix rauque de la Divine : « Il me semble… que la mer en Italie… est vraiment très maritime ! » Malin, plaisant, le scénario multiplie les arnaques et les filouteries dont sont victimes, pour notre plaisir, comme à guignol, des bourgeois tout petits et des hommes d’affaires aussi véreux qu’adipeux.

Pierre Murat, Télérama

 

Distribué initialement en France sous le titre L’HOMME AUX CENT VISAGES en 1961, il est réédité en 1978 avec le titre LE MATAMORE, et en 2008 avec le titre  IL MATTATORE (L’HOMME AUX CENT VISAGES)

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Dino Risi
Dino Risi

Dino Risi (Milan, 1916 – Rome 2008), abandonne sa carrière de psychiatre pour le septième art. Assistant de Mario Soldati (Piccolo mondo antico,1941) et d'Alberto Lattuada (Giacomo l'idealista,1943), au lendemain de la guerre il passe à l'écriture de scénarios et à la réalisation de documentaires et signe en 1952 son premier long-métrage, Vacanze col gangster. Dans les années 1960 - 1970 il s'affirme comme l'un des plus importants cinéastes de la comédie à l'italienne où il excelle dans les films à sketchs..

Filmographie : Poveri ma belli (1956, Pauvres mais beaux), Una vita difficile (1961, Une vie difficile), La marcia su Roma (1962, La marche sur Rome), Il sorpasso (1962, Le Fanfaron), I mostri (1963, Les Monstres ), Vedo nudo (1969, Une poule, un train et quelques monstres), In nome del popolo italiano (1971, Au nom du peuple italien), Sessomatto (1973, Sexe fou), Profumo di donna (1975, Parfum de femme), Primo amore (1978, Dernier amour ), Scemo di guerra (1985, Le fou de guerre ), Tolgo il disturbo (1990, Valse d'amour)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Dino Risi

Scénario : Age et Scarpelli, Ettore Scola, Ruggero Maccari

Image :  Massimo Dallamano

Montage : Eraldo Da Roma

Musique : Pipo Barzizza

Producteur (s) : Mario Cecchi Gori

Productions : Maxima Film Compagnia Cinematografica, CEI Incom, Société Générale de Cinématographie

Distribution France : Carlotta Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Vittorio Gassman, Doriane Gray, Anna-Maria Ferrero, Pepino De Filippo, Mario Carotenuto, Alberto Bonucci, Fosco Giachetti, Luigi Pavese, Mario Scaccia, Armando Bandini, Nando Bruno

Année : 1960
Durée : 1h 41
Pays de production : Italie, France