IL GABBIANO

IL GABBIANO
LA MOUETTE

Marco Bellocchio

IL GABBIANO

LA MOUETTE

Konstantin, fils d’Irina, une actrice célèbre, monte dans le parc de la villa familiale une pièce de théâtre qu’il a écrite pour Nina, la fille d’un notable du voisinage qu’il aime depuis l’enfance. Celle-ci suivra en ville l’amant d’Irina, Trigorin, un écrivain célèbre qui finira par l’abandonner. Deux ans plus tard…

 

Bellocchio s’approprie Tchékhov en le transposant dans une villa vénitienne, sans pour autant le trahir, avec la complicité d’une équipe d’acteurs et de techniciens portés par la grâce.

C’est dans la magnifique villa Mantovani aux environs de Trévise que Bellocchio tourne pour la RAI, à la fin de l’été 1976, cette adaptation très fidèle de La mouette, (1895), sans se préoccuper outre mesure du décalage entre les noms et l’atmosphère russe de la pièce de Tchékhov et l’ambiance vénitienne du lieu. Et il a raison : l’osmose est parfaite.[…]

La famille infernale de La mouette ressemble fort à celle de I pugni in tasca – Les poings dans les poches, et si le style du réalisateur est en apparence plus sage ici que dans ses éclatants premiers films, c’est néanmoins un prodigieux univers visuel et émotionnel qu’il parvient à faire exister à l’écran.

Claude Rieffel, avoir-alire.com, 30 mai 2010

 

Je trouve beaucoup de points communs, déclare Bellocchio (Le Monde, 22 mars 1979, à Louis Marcorelles) entre le personnage de Kostia et Les poings dans les poches : le coté hystérique, le désir de création et l’impuissance à créer, l’incapacité de faire face à la vie, cette relation complément abstraite avec l’existence, la foi exclusive dans la créativité et dans l’expression artistique.

in Le cinéma italien 1945-1979, Freddy Buache, Ed L’âge d’homme, Lausanne, 1979

 

 

Marco Bellocchio
Marco Bellocchio

Marco Bellocchio (Bobbio, provincce de Plaisance,1939) est l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité. Après une formation en art dramatique, entré au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959 pour devenir comédien, il se tourne vite vers la réalisation. Remarqué par la critique dès son premier film I pugni in tasca (1965, Les poings dans les poches), il se singularise par un cinéma engagé et subversif : Nel nome del padre (1972, Au nom du père), Marcia trionfale (1976, La marche triomphale), Salto nel vuoto (1980, Le saut dans le vide), Diavolo in corpo (1986, Le diable au corps). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : L’ora di religione (2002, Le sourire de ma mère), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), Bella addormentata (2012, La belle endormie), Sangue del mio sangue (2015), Fai bei sogni (2016, Fais de beaux rêves), Il traditore (2019, Le traître).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Marco Bellocchio

Scénario : Marco Bellocchio, Sandro Petraglia, Stefano Rulli d'après la pièce de Anton Tchekhov

Image :  Tonino Nardi

Montage : Silvano Agosti

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : Lù Leone, Roberto Levi, Enzo Porcelli, Ippolita Tescari

Productions : RAI Radiotelevisione Italiana, Italtelevisionfilm

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Laura Betti, Remo Girone, Pamela Villoresi, Giulio Brogi, Gisella Burinato, Antonio Piovanelli, Clara Colosimo, Mattia Pinoli, Remo Remotti

Année : 1976
Durée : 2h05
Pays de production : Italie