SBATTI IL MOSTRO IN PRIMA PAGINA

SBATTI IL MOSTRO IN PRIMA PAGINA
VIOL EN PREMIÈRE PAGE

Marco Bellocchio

SBATTI IL MOSTRO IN PRIMA PAGINA

VIOL EN PREMIÈRE PAGE

Dans une période politiquement chaude, le 8 mars 1972, à la veille des élections, lorsque le siège du journal conservateur Il Giornale a été attaqué par un groupe de manifestants gauchistes, Maria Grazia, quinze ans, fille du célèbre professeur Italo Martini, a été retrouvé violée et étranglé dans un pré à la périphérie de Milan.

Suivant l’avis de l’ingénieur Montelli (John Steiner), financeur du quotidien, le rédacteur en chef Giancarlo Bizanti (Gian Maria Volonté), charge Roveda (Fabio Garriba), un journaliste débutant, de suivre l’affaire avec à ses côtés le rusé et sans scrupules Lauri (Jacques Herlin). De son côté Bizanti entame son enquête privée : il s’approche du professeur Rita Zigai (Laura Betti), l’amante de Mario Boni (Corrado Solari) de la gauche extra-parlementaire, qui est en possession du journal de la défunte. En manipulant les informations, Bizanti et Lauri désignent, à travers Boni, le « monstre », un coupable à la police et à l’opinion publique. Lorsque Roveda découvre une piste sérieuse, Bizanti le licencie. La vérité? Nous en reparlerons, si nécessaire, après les élections.

 

Après avoir dénoncé le rôle de la religion dans Au nom du père (1971), Marco Bellocchio continue de s’inscrire dans un courant politiquement engagé et signe Viol en première page (1972). Gian Maria Volonté incarne un personnage cynique tout à fait comparable à celui qu’il joua dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970) d’Elio Petri. Sur un ton proche du documentaire, le film dénonce la collusion entre le capitalisme, une certaine grande presse d’information et la police. Il met en lumière ce que l’on appelait la « stratégie de la tension » qui visait à susciter délibérément un climat de violence politique dans le but de favoriser l’émergence d’un État autoritaire.

premiersplans.org

Marco Bellocchio
Marco Bellocchio

Marco Bellocchio (Bobbio, provincce de Plaisance,1939) est l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité. Après une formation en art dramatique, entré au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959 pour devenir comédien, il se tourne vite vers la réalisation. Remarqué par la critique dès son premier film I pugni in tasca (1965, Les poings dans les poches), il se singularise par un cinéma engagé et subversif : Nel nome del padre (1972, Au nom du père), Marcia trionfale (1976, La marche triomphale), Salto nel vuoto (1980, Le saut dans le vide), Diavolo in corpo (1986, Le diable au corps). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : L’ora di religione (2002, Le sourire de ma mère), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), Bella addormentata (2012, La belle endormie), Sangue del mio sangue (2015), Fai bei sogni (2016, Fais de beaux rêves), Il traditore (2019, Le traître).

BANDE ANNONCE

https://festival-villerupt.com/wp-content/uploads/2020/05/sbatti-il-mostro.jpg

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Marco Bellocchio

Scénario : Sergio Donati

Image :  Erico Menczer, Luigi Kuveiller

Montage : Ruggero Mastroianni

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : Ugo Tucci

Productions : UTI Produzioni, Jupiter Generale Cinematografica, Labrador Films

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Gian Maria Volonté, Jacques Herlin, Laura Betti, Fabio Garriba, Corrado Solari, John Steiner, Carla Tatò, Jean Rougeul, Michel Bardinet, Marco Bellocchio, Gianni Solaro, Enrico Dimarco, Gérard Boucaron

Année : 1972
Durée : 1h 30
Pays de production : Italie, France