PER GRAZIA RICEVUTA

PER GRAZIA RICEVUTA
MIRACLE A L'ITALIENNE

Nino Manfredi

PER GRAZIA RICEVUTA

MIRACLE A L’ITALIENNE

Benedetto Parisi : Un tas d’os fracturés sur une table d’opération. Est-il tombé du haut d’un rocher ou a-t-il sauté? De là, de l’âme submergée et anesthésiée de Benedetto, des lambeaux de souvenirs émergent, des morceaux de vie. Benedetto enfant est confié à une tante célibataire et bigote. Quand, à l’âge de huit ans, il doit se préparer à la première communion et qu’on lui parle des péchés mortels, des Fioretti de saint François d’Assise, du diable, il n’est pas particulièrement impressionné. Mais lorsque, le jour de la communion, il tombe d’une falaise de dix mètres de haut et en ressort indemne, toute la ville crie au miracle. Il se considère alors comme un élu de Dieu grâce à l’intercession de saint Eusèbe. Même la tante en est convaincue. Depuis ce jour, il a été confié à quelques frères qui assureront son éducation, dans l’attente d’un signe qui lui ferait choisir définitivement la vie monastique.

A vingt-cinq ans, Benedetto, pour qui les appels du sexe sont de plus en plus insistants, trouve le courage de quitter le couvent et d’affronter le monde. Il rencontre Oreste, un pharmacien athée et libre penseur, qui le soustrait définitivement à l’influence des complexes religieux et sexuels qui l’oppriment encore. Il est enfin dans un état de paix apparent. Au bord de la mort, cependant, Oreste appelle le prêtre à ses côtés et accepte l’Extrême-Onction. Benedetto subit un nouveau choc et tente de se suicider.

Maintenant, il est sur la table d’opération et entend le chirurgien parler et dire « C’est vraiment un miracle ». Nous revoilà au point de départ. Tout recommence 

 

Nino Man­fredi, l’un des grands acteurs de la comédie italienne, est passé, de temps en temps, à la réalisation.

Per grazia ricevuta, prix de la première œuvre au Festival de Cannes 1971, a été affligé d’un titre français cherchant à faire commercialement le rapprochement avec Divorce à l’ita­lienne et l’originalité n’en fut pas bien perçue. Il s’agit d’une fable satirique dans laquelle Nino Man­fredi, considérant comme erronée l’éducation religieuse qu’on lui avait donnée, s’en est pris à un catholi­cisme teinté de superstition tel qu’il se pratiquait dans certaines régions d’Italie. A ce personnage, reflet fic­tionnel de lui-même et de sa crise intérieure, Nino Manfredi a donné une dimension humaine très tou­chante. Il y a beaucoup de finesse psychologique, de gravité diffuse au sein de l’humour dans ce film où l’on assiste aux efforts d’un être aliéné pour devenir, tout simple­ment, un homme comme les autres.

Jacques Siclier, Télérama

Nino Manfredi

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Nino Manfredi

Scénario : Nino Manfredi, Leonardo Benvenuti, Piero De Bernardi, Luigi Magni

Image :  Armando Nannuzzi

Montage : Alberto Gallitti

Musique : Guido De Angelis

Producteur (s) : Angelo Rizzoli

Productions : Rizzoli Film

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Nino Manfredi, Lionel Stander, Delia Boccardo, Paola Borboni, Mrio Scaccia, fausto Tozzi, Mariangela Melato

Année : 1971
Durée : 2h
Pays de production : Italie