UOMINI CONTRO

UOMINI CONTRO
LES HOMMES CONTRE

Francesco Rosi

UOMINI CONTRO

LES HOMMES CONTRE

Mai 1916. L’armée autrichienne lance l’offensive depuis le Trentin et occupe le haut plateau d’Asiago. La Brigade Sassari, une unité d’infanterie sarde qui combattait sur le front de l’Isonzo dans le Frioul, est transférée en renfort pour reconquérir le piton rocheux de Monte Fior. Le général Leone (Alain Cuny), implacablement, multiplie les assauts infructueux et envoie les hommes au massacre. Le lieutenant Sassu (Mark Frechette), jeune bourgeois idéaliste, tout d’abord convaincu de défendre une juste cause, découvre la réalité de la guerre et l’inanité des décisions de ses supérieurs. Le lieutenant Ottolenghi (Gian Maria Volonté), socialiste convaincu, s’oppose à l’exploitation des classes populaires dans ce carnage et aux donneurs d’ordres imbéciles.  Progressivement, les refus répétés des deux officiers les conduisent jusqu’à l’insoumission…

 

« Selon moi, il n’est pas de guerre juste ou injuste : la seule guerre juste est celle que l’homme fait pour se changer lui-même, donc la révolution. C’est un film sur le comportement des hommes appelés à offrir ce qu’ils ont de plus personnel, non seulement leur vie, mais aussi leur dignité, et le respect de leurs idées. Le seul problème est celui de la prise de conscience : pourquoi faudrait-il offrir sa propre vie ? […] Le film suit un processus que j’ai développé après l’établissement du scénario, après le premier contact avec le livre d’Emilio Lussu. Car c’est le seul auteur qui ait su interpréter la guerre, en faisant apparaître des distinctions de cultures et de classes. J’ai cependant essayé d’étendre le thème, de le rendre plus vivant, plus libre. J’ai essayé de le libérer des anecdotes personnelles, et d’insérer les personnages dans un contexte historique politique humain. »

Francesco Rosi, conférence de presse Festival de Venise 1970, Jeune Cinéma, juin-juillet 1971

 

La filmographie de Francesco Rosi (1922-2015), partisan d’un cinéma engagé et populaire, se caractérise par le « film-dossier », analyse rigoureuse et précise des rapports entre politique et grand banditisme : Salvatore Giuliano (1961), Le mani sulla città (1963), Il caso Mattei (1972), Lucky Luciano (1973). Uomini contro, violente charge antimilitariste,fut l’objet d’un procès pour « dénigrement de l’armée » qui se termina par un acquittement.

Francesco ROSI
Francesco Rosi

Francesco Rosi (Naples,1922 – Rome,2015) débute au cinéma comme assistant de Visconti pour La terre tremble (1948). Il collabore ensuite à des scénarios, tourne quelques scènes des Chemises rouges (1952) de Goffredo Alessandrini et codirige Kean (1956) avec Vittorio Gassman. En 1958 il réalise son premier long-métrage, La sfida (Le défi).
La filmographie de Rosi, partisan d'un cinéma engagé et populaire, se caractérise essentiellement par le "film-dossier", analyse rigoureuse et précise des rapports entre politique et grand banditisme : Salvatore Giuliano (1961), Le mani sulla città (1963, Mains basses sur la ville), Il caso Mattei (1972, L'affaire Mattei), Lucky Luciano (1973), Dimenticare Palermo (1989, Oublier Palerme) .
À signaler également : Uomini contro (1970, Les hommes contre), Cadaveri eccelenti (1975, Cadavres exquis), Cristo si è fermato a Eboli (1979, Le Christ s'est arrêté à Eboli), Tre fratelli (1981,Trois frères), Carmen (1984).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Francesco Rosi

Scénario : Tonino Guerra, Raffaele La Capria, Francesco Rosi d'après le roman Un anno sull'Altipiano (1938) d'Emilio Lussu

Image :  Pasqualino De Santis

Montage : Ruggero Mastroianni

Musique : Piero Piccioni

Producteur (s) : Francesco Rosi, Luciano Perugia, Marina Cicogna

Productions : Prima Cinematografica, Dubrava Film

Distribution France : Warner Bros.

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Mark Frechette, Alain Cuny, Gian Maria Volonté, Giampiero Albertini, Pier Paolo Capponi, Franco Graziosi, Mario Feliciani, Alberto Mastino, Brunetto Del Vita, Nino Vingelli, Daria Nicolodi, Luigi Pignatelli, Francesco D'Adda

Année : 1970
Durée : 1h 41
Pays de producion : Italie, Yougoslavie