ASSOLTO PER AVER COMMESSO IL FATTO

ASSOLTO PER AVER COMMESSO IL FATTO

Alberto Sordi

ASSOLTO PER AVER COMMESSO IL FATTO

Emilio Garrone, inspecteur retraité de la SIAE (l’équivalent italien de la SACEM), parcourt la province en long et en large à bord d’une luxueuse Bentley, en compagnie d’Enzo son chauffeur-coiffeur personnel et de Mariuccia sa secrétaire, faisant croire qu’il est encore en activité, Garrone se présente au siège de petites chaînes de radio et de télévision et, sous prétexte de défendre les droits d’auteur, il terrorise les propriétaires, découvrant dans leurs entreprises des irrégularités de gestion. Ainsi Garrone réussit à s’approprier des dizaines de télévisions privées, presque toujours en difficulté, prenant à son compte leurs dettes qu’il paiera ensuite en retard ou qu’il ne paiera pas. Plus d’une fois Garrone est confronté à la justice pour escroquerie, mais réussit en général à faire preuve de sa bonne foi, d’autant plus qu’il a acquis les sociétés au nom d’une mystérieuse Gilda, résidente suisse. En peu de temps, Garrone devient un concurrent gênant aussi bien pour les chaines publiques que pour Serra, le « roi de la télévision privée ». Serra tente de neutraliser Garrone ; cependant celui-ci réussit à éviter les pièges tendus et à développer ses activités en Afrique et aux Bahamas où tout laisse à croire qu’il possède un fabuleux compte en banque, soustrait au dictateur de l’état de Tubor. Quand Serra décide de réaliser le grand coup de sa vie, l’achat de la NCN, il découvre que Garrone l’a précédé en versant un chèque de cent milliards. Pour avoir une part de l’affaire, Serra se rend en Californie avec deux de ses associés pour négocier avec Garrone. Grâce aux chèques remis par les trois financiers Garrone achète la NCN sans bourse délier. De retour en Europe dans son avion privé, un journaliste qui l’interviewe lui rappelle l’immense pouvoir aujourd’hui entre ses mains, la télé faisant la pluie et le beau temps. Sachant que la NCN, grand network multinational, appartient à la mystérieuse Gilda et que d’elle dépend la nouvelle politique du groupe, le journaliste voudrait en savoir plus sur l’inconnue… Gilda, nous la connaîtrons plus tard, quand nous retrouverons Garrone, grand-père affectueux, se promenant dans un parc, en Suisse, tenant par la main une fillette.

 

Alberto SORDI (72 ans) à propos du film

« C’est l’histoire d’un personnage anonyme, inconnu la veille encore, et qui partant de rien, conquiert la notoriété, la richesse et le pouvoir… Pour accéder au pouvoir, les moyens d’aujourd’hui diffèrent totalement de ceux d’hier. Avant il fallait beaucoup de temps, aujourd’hui les objectifs sont atteints en un temps très court… Le vrai pouvoir n’est plus entre les mains de celui qui produit mais dans celles de celui qui vend… Garrone ayant compris que le meilleur moyen de vendre étant le spot publicitaire, il s’est ingénié à contrôler la télévision, finissant par devenir le propriétaire du plus grand network international et par ce biais un personnage incontournable… Les dettes qu’il engage ne constituent pas un handicap à son ascension : plus elles augmentent et plus ses créanciers sont contraints de mettre à sa disposition de nouveaux financements pour éviter d’être eux-mêmes en faillite. Enfin, Carrone est toujours à la limite de la légalité dans ses activités. Si par malheur la justice s’en mêle, les juges sont impuissants face à l’inextricable complexité des montages financiers et ne peuvent émettre qu’un non-lieu… »

Alberto Sordi
Alberto Sordi

Alberto Sordi (1920, Rome – 2003, Rome), l'immense acteur (158 films de 1937 à 1998), un des pilliers de la comédie à l'italienne, l'archétype du Romain dans le cinéma italien, était aussi réalisateur : 16 longs-métrages, un épisode des films collectifs Le coppie (1970) et Dove vai in vacanza? (1979), un film TV, Storia di un italiano, en quatre parties de 1979 à 1986.
Réalisations : Fumo di Londra (1966), Un italiano in America (1967) Polvere di stelle (1973, Poussière d'étoiles), Io e Caterina (1980, Moi et Catherine), Io so che tu sai che io so (1981, Je sais que tu sais...), In viaggion con papà (1982), Il tassinaro (1983), Tutti dentro (1984), Assolto per aver commesso il fatto (1992), Nestore – L'ultima corsa (1993), Incontri proibiti (1998)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Alberto Sordi

Scénario : Rodolfo Sonego, Alberto Sordi

Image :  Armando Nannuzi

Montage : Tatiana Casini Morgini

Musique : 

Producteur (s) : 

Productions : Mito Film, Rai Uno

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Alberto Sordi, Angela Finocchiaro, Enzo Monteduro, Marco Predolin, Roberto Sbaratto

Année : 1992
Durée : 2h 10
Pays de producion : Italie