A CASA NOSTRA

A CASA NOSTRA
A CASA NOSTRA

Francesca Comencini

A CASA NOSTRA

Parmi les personnages de ce film choral, y a également Bianca, prostituée ukrainienne qui est aimée par Otello, employé d’une station service. Otello voudrait bien la convaincre à vivre avec lui. Il y a Gerry, un petit employé plein d’ambition, qui devient homme de main de Ugo au risque de perdre sa femme. Il y a Elodie, la prostituée de luxe, maîtresse de Ugo, qui la quitte après qu’elle a eu une liaison avec Gerry. Les vies, au fond solitaires, de ces personnages et de quelques autres se croisent dans la ville malade qui, l’espace d’un film, devient le symbole de la société italienne. Bianca, enceinte, est victime d’une agression et tombe dans le coma : son enfant est sauvé et Ugo, par l’intermédiaire d’un mafieux russe, veut l’acheter.

Le sujet principal d’A Casa Nostra est le (mauvais) choix des investissements, qu’il s’agisse du domaine privé ou du domaine public. Le maître mot, c’est l’argent, que l’on voit circuler partout, amassé, perdu, volé, gagné, exhibé, caché, rêvé. Faire des affaires, refuser le crédit, payer cash, avoir une dette, échanges, transactions, trafic. Francesca Comencini nous dépeint un monde corrompu, vicié par le paraître, le profit, le rapport de force, l’appât du gain, la convoitise. Cette dénonciation d’un renversement des valeurs, ce constat de vivre dans un monde où le fric est roi et où chacun, puissant ou modeste, n’aspire plus qu’à profiter du système, ne pouvait qu’être dominée par des portraits de femmes, premières victimes. […]

 

Francesca Comencini est une humaniste. Et A Casa Nostra, un film de femme, qui ne voit d’avenir vivable qu’avec un bébé dans un ventre, fût-il celui d’une prostituée radieuse comme une madone sur une table de la morgue. Le film est implacable, mais l’auteur sait lui donner un raffinement dans l’image et le son, et de beaux plans, comme celui du baiser des vieux mariés. Là, d’ailleurs, est son message : réapprendre la transparence, la loi du coeur, le désir de construire. »

Jean-Luc DOUIN, « A Casa Nostra : Milan, ville cynique du commerce d’argent et de celui des cœurs »
Le Monde, 18 04 2007

Francesca Comencini
Francesca Comencini

Francesca Comencini (Rome, 1961) réalise son premier film, Pianoforte, en 1984. Elle collabore avec son père Luigi au scénario d' Un ragazzo di Calabria (1987) , puis réalise La lumière du lac (1988). Parmi ses films de fictions citons : Le parole di mio padre (2001), Mi piace lavorare (2004, J'aime travailler), Lo spazio bianco (2009), Un giorno speciale (2012, Une journée à Rome), Amori che non sanno stare al mondo (2017).
Également remarquée pour ses documentaires, Carlo Giuliani, ragazzo (2002), In fabbrica (2007), elle coréalise en 2014 la série Gomorra.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Francesca Comencini

Scénario : Francesca Comencini, Franco Bernini

Image :  Luca Bigazzi

Montage : Massimo Fiocchi

Musique : Banda Osiris

Producteur (s) : Donatella Botti

Productions : Bianca Film, Rai Cinema avec la contibution du MiBAC

Distribution France : MK2 Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Valeria Golino, Luca Zingaretti, Laura Chiatti, Giuseppe Battiston, Luca Argentero, Fabio Ghidoni, Valentina Lodovini

Année : 2006
Durée : 1h 41
Pays de producion : Italie