ASPROMONTE, LA TERRA DEGLI ULTIMI

ASPROMONTE, LA TERRA DEGLI ULTIMI

Mimmo Calopresti

ASPROMONTE, LA TERRA DEGLI ULTIMI

Africo, un village perché et perdu du massif de l’Aspromonte au sud de la Calabre, 1951. Tous les habitants se sont rendus à la Marina pour voir le
préfet, protester contre leurs conditions de vie inhumaines et réclamer un médecin. Le préfet promet. Au même moment Giulia (Valeria Bruni Tedeschi), une institutrice du nord de l’Italie arrive. Elle est venue volontairement pour faire classe aux enfants. Le village est désert, il n’y a que le Poète (Marcello Fonte) qui l’accueille. Elle rouvre l’école et rassemble les enfants. Une femme meurt en couches alors qu’aucun médecin n’est arrivé. Le fait est qu’aucune route n’a jamais été tracée pour relier Africo au chef-lieu. Les villageois, hommes, femmes et enfants, tous solidaires, guidés par Peppe (Francesco Colella), décident alors construire cette route contre l’avis des autorités et aussi contre celui de Don Totò (Sergio Rubini), une sorte de propriétaire mafieux local opposé à tous ces changements. Ils empêchent que le chantier soit mené à terme. Le sang coule mais cela change-t-il réellement quelque chose ? La seule solution semble malheureusement la fuite.

 

« Aspromonte, la terra degli ultimi, c’est l’histoire du Sud, de son orgueil, de la force de son identité qui devient une prison, de la beauté grandiose de sa nature et de la misère des conditions de vie qui s’entrecroisent, de son isolement et du rêve désespéré de ses habitants d’appartenir à un monde plus vaste. C’est l’histoire de l’impossibilité d’une libération collective, de la condamnation à l’abandon et à l’émigration comme seule possibilité de renouveau. Depuis toujours le Sud est un lieu géographique et un lieu de l’âme, l’enfer et le paradis, la réalité et le mythe. C’est le propos du film. Africo est en Europe et cela nous rappelle ce que pouvait être notre région il y a à peine un siècle. Avec ses rêves et ses défaites, davantage qu’à l’Europe, le Sud ressemble à tous ces lieux en marge de notre monde. Encore vivants, encore présents, encore désespérément en quête d’un futur, aux portes de notre continent. »

Mimmo Calopresti, Dossier de presse

Mimmo Calopresti
Mimmo Calopresti

Mimmo Calopresti (Polistena – Reggio de Calabre, 1955) fait ses débuts de cinéaste en 1985 (un court-métrage primé au Festival de Turin). Il réalise divers documentaires pour l’Archivio Audiovisivo del Movimento Operaio e Democratico, puis pour la Rai. Nanni Moretti produit son premier long-métrage, La seconda volta (1995, La seconde fois), avec Nanni Moretti et Valeria Bruni Tedeschi qui sera son actrice fétiche : La parola amore esiste (1998, Mots d'amour), Preferisco il rumore del mare (2000, Je préfère le bruit de la mer), La felicità non costa niente (2003, La felicità, Le bonheur ne coûte rien), Aspromonte, La terra degli ultimi (2019).

Sa vocation de documentariste engagé (quinze films de 1987 à 2019) prévaut malgré les sept longs-métrages de fiction réalisés depuis.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Mimmo Calopresti

Scénario : Mimmo Calopresti

Image :  Stefano Falivene

Montage : Valerio Quintarelli

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : Fulvio et Federica Lucisano

Productions : IIF-Lucisano Media Group, Rai Cinema

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Minerva Pictures Group

Interprètes : Valeria Bruni Tedeschi, Marcello Fonte, Francesco Colella, Marco Leonardi, Sergio Rubini, Romina Mondello, Francesco Siciliano, Elisabetta Gregoraci

Année : 2019
Durée : 87 min
Pays de producion : Italie,