BAARIA

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BAARIA

Giuseppe Tornatore

BAARIA

Une histoire à la fois amusante et pleine de mélancolie, de grandes passions et d’utopies irrésistibles. Baarìa est un conte plein de héros : une famille sicilienne racontée par trois générations, Ciccio d’abord, son fils Peppino ensuite, et enfin Pietro, son petit-fils. En racontant les événements privés de ces personnages et des membres de la famille, le film évoque les amours, les rêves, les déceptions d’une communauté entière entre les années 1930 et 1980, à Bagheria (Baarìa en dialecte sicilien), petite ville aux portes de Palerme.

Pendant le fascisme Ciccio est un berger modeste qui trouve cependant le temps de se passionner pour les poèmes chevaleresques et les grands romans populaires. Durant l’après-guerre, son fils Peppino rencontre l’injustice et découvre la passion pour la politique. Il rencontre aussi l’amour…

 

Pour Giuseppe Tornatore, devenu star après le succès de son Cinema Paradiso (1988, Oscar du meilleur film étranger et Grand Prix du jury à Cannes), cette saga familiale qui s’étend sur trois générations relève deux défis : celui de raconter un demi-siècle de l’histoire italienne à travers un lieu unique (une petite ville de Sicile à côté de Palerme, entièrement reconstituée en studio, près de Tunis), à travers l’histoire d’une famille qui n’est autre que la sienne. […]

Ennio Morricone donne le ton de cette évocation mélancolique, cette litanie de saynètes qui scandent l’histoire d’une population en révolte (moqueuse) contre les chemises noires, puis mobilisée (manifs et drapeaux rouges) contre l’assassinat du bandit indépendantiste Salvatore Giuliano, contre les propriétaires terriens, contre les ennemis politiques, n’hésitant pas à ironiser sur la manière dont on prononce Marx,avec des sssssss. C’est toute une comédie humaine universelle qui se joue dans ce microcosme.

Tornatore a le sens du spectacle, un sens inné pour transformer des blagues en épisodes homériques. Les clins d’œil à cet art qui l’enchanta petit abondent.

Jean-Luc DOUIN, Le Monde, 15 juin 2010

Giuseppe Tornatore
Giuseppe Tornatore

Giuseppe Tornatore (Bagheria, 1956) débute par des documentaires notamment pour la télévision. Après sa première réalisation, Il camorrista (1985, Le maitre de la camorra), il connait un énorme succès avec Nuovo Cinema Paradiso (1988, Cinema Paradiso), Grand prix du jury à Cannes en 1989 et Oscar du meilleur film étranger en 1990. Il alterne les histoires siciliennes - L'uomo delle stelle (1995, Marchand de rêves) ; Malena (2000) ; Baarìa, 2009 - et des films qui changent de cadre - Stanno tutti bene (1990, Ils vont tous bien); Une pure formalité (1994); La sconosciuta (2oo6, L'inconnue). Quinze ans après La leggenda del pianista sull’oceano (1998), il tourne La migliore offerta (The Best Offer) de nouveau en anglais avec des comédiens internationaux. 

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Giuseppe Tornatore

Scénario : Giuseppe Tornatore

Image :  Enrico Lucidi

Montage : Massimo Quaglia

Musique : Ennio Morricone

Producteur (s) : Marina Berlusconi, Tarak Ben Ammar

Productions : Medusa Film, Quinta Communications, avec la contribution du MiBAC

Distribution France : Summit Entertainment

Vente à l’étranger : Quinta Distribution

Interprètes : Enrico Lo Verso, Beppe Fiorello, Giorgio Faletti, Aldo Baglio, Francesco Scianna, Salvatore Ficarra, Valentino Picone, Raoul Bova, Laura Chiatti, Vincenzo Salemme, Nino Frassica, Leo Gullotta, Nicole Grimaudo, Spiro Scimone, Enrico Salimbeni, Gabriele Lavia

Année : 2009
Durée : 2h 30
Pays de producion : Italie, France