BALLANDO BALLANDO

BALLANDO BALLANDO
LE BAL

Ettore Scola

BALLANDO BALLANDO

LE BAL

 

« Après 1936, les époques se suivent dans le dancing mais les danseurs sont toujours les mêmes. Tout en dansant, ils vieillissent et deviennent leurs propres caricatures. Ils célèbrent les évènements heureux, ils subissent les autres. En 1940 le dancing devient un refuge ébranlé par les bombardements. En 1945, les femmes que l’on avait vu manifester leur patriotisme en refusant de danser avec les soldats allemands, improvisent frénétiquement une ronde joyeuse à l’annonce de la libération de Paris. Et voilà les Américains, le jazz, les boîtes de conserve, les cigarettes du marché noir et le Coca-Cola. 1956, la guerre d’Algérie, les pieds-noirs, le racisme et les relents de militarisme. Et voilà mai 68, la contestation des étudiants de la mouvance lénino-structuraliste, sur des danses libres et frénétiques. Et nous voilà de retour en 1984, comme au début. »

Alberto MORAVIA, l’Espresso, 18 mars 1984

 

« C’est une œuvre superbe et unique, l’adaptation d’un spectacle théâtral, lui aussi très audacieux, créé par la troupe du Campagnol. Avec sa troupe, Jean-Claude Penchenat avait réussi la gageure d’écrire une pièce sans paroles, avec seulement des musiques. Le succès vint. Justifié. Ettore Scola a adapté cette pièce avec le talent que l’on sait. Il a respecté le modèle, il a utilisé les mêmes acteurs et a tourné à Cinecittà, dans un décor unique. Le résultat est tout à la fois gratifiant, drôle et émouvant. Les chansons sont génératrices de vague à l’âme, de souvenirs, de nostalgies. Les mêmes acteurs franchissent le temps, s’habillent et se comportent comme nos parents. L’humour est là, la gravité aussi. Tout le monde est à féliciter, car la réussite est totale. »

Gilbert SALACHAS, Télérama

Ettore Scola
Ettore Scola

Ettore Scola (Trevico, 1931 – Rome, 2016) débute comme collaborateur de la revue satirique Marc'Aurelio, puis au cinéma, comme scénariste, notamment avec Risi et Pietrangeli. Il réalise son premier film, Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes) en 1964. Avec un style audacieux et une analyse féroce de la société moderne, il s'impose par la suite parmi les maîtres de la comédie à l'italienne.

Filmographie partielle : Dramma della gelosia (1970, Drame de la jalousie), C'eravamo tanto amati (1974, Nous nous sommes tant aimés), Brutti, sporchi e cattivi (1976, Affreux, sales et méchants), Una giornata particolare (1978, Une journée particulière), La terrazza (1980, La terrasse), La nuit de Varennes (1982, Il mondo nuovo), Ballando ballando (1983, Le bal), La famiglia (1987, La famille), Splendor (1989), Romanzo di un giovane povero (1995, Le roman d'un jeune homme pauvre), Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini (2013, Qu'il est étrange de s'appeler Federico)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ettore Scola

Scénario : Ruggero Maccari, Jean-Claude Penchenat, Furio Scarpelli et Ettore Scola, d'après le spectacle du Théâtre du Campagnol, sur une idée de Jean-Claude Penchenat

Image :  Ricardo Aronovich

Montage : Raimondo Crociani

Musique : Vladimir Cosma (direction musicale), Armando Trovajoli (conseiller musical)

Producteur (s) : Giorgio Silvagni

Productions : Cinéproduction S.A./Films A2 (Paris), Massfilm (Rome), ONCIC (Algérie)

Distribution France : Labrador Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Christophe Allwright, Aziz Arbia, Marc Berman, Chantal Capron, Monica Scattini, Rossana Di Lorenzo, Jean-Claude Penchenat, Jean-François Perrier, Régis Bouquet, Martine Chauvin, Liliane Delval, Francesco De Rosa, Etienne Guichard, Geneviève Rey-Penchenat

Année : 1983
Durée : 1h 52
Pays de producion : Italie, France, Algérie