BELLA ADDORMENTATA

BELLA ADDORMENTATA
LA BELLE ENDORMIE

Marco Bellocchio

BELLA ADDORMENTATA

LA BELLE ENDORMIE

Février 2009. L’Italie est divisée sur le sort d’Eluana Englaro, en état végétatif depuis 1992. Après un long combat juridique, son père a obtenu le droit de débrancher les systèmes qui la maintiennent en vie. Le gouvernement tente de faire passer en urgence une loi qui l’interdise. Eluana est décédée le 9 février.

Le sénateur Beffardi (Toni Servillo) doute. Il s’apprête à voter la loi voulue en toute hâte « pour sauver Eluana ». Est-ce juste ? Doit-il se plier à la discipline de son parti ? Sa fille Maria (Alba Rohrwacher) en revanche n’a aucun doute. Elle va participer au rassemblement devant la clinique pour prier et réclamer qu’Eluana soit maintenue en vie. En face, des manifestants qui réclament le droit à une mort digne. Parmi eux Roberto (Michele Riondino) qui sait ce que signifie avoir la responsabilité quotidienne d’une personne malade. Rossa (Maya Sansa) est une jeune femme en perdition. À l’hôpital elle est prise en charge par le docteur Pallido (Pier Giorgio Bellocchio) qui la sauve du suicide. Désespérée, elle aussi réclame le droit de mourir. Ce que lui nierait sans doute la Divina Madre (Isabelle Huppert), une comédienne célèbre qui a sacrifié sa carrière et vit recluse chez elle pour s’occuper exclusivement de sa fille en état végétatif.

 

« Je me méfie des positions de principe, des a priori, mais je ne crois pas à la neutralité en art. Mes films reflètent mes convictions. Au fond, je ressemble au personnage du sénateur. Je me reconnais dans sa fragilité, ses incertitudes, sa moralité, l’attention qu’il porte à ceux qui l’entourent. » […] Ce drame réel sert de catalyseur à la fiction imaginée par Bellocchio, dont les personnages se réveillent tour à tour de leur atonie, à mesure que s’achève l’agonie d’Eluana. Un film d’une rare justesse, qui finit d’asseoir le cinéaste, aujourd’hui âgé de 72 ans, parmi les observateurs les plus clairvoyants des convulsions transalpines.

Aureliano Tonet, Le Monde, 8 septembre 2012

 

Marco Bellocchio
Marco Bellocchio

Marco Bellocchio (Bobbio, provincce de Plaisance,1939) est l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité. Après une formation en art dramatique, entré au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959 pour devenir comédien, il se tourne vite vers la réalisation. Remarqué par la critique dès son premier film I pugni in tasca (1965, Les poings dans les poches), il se singularise par un cinéma engagé et subversif : Nel nome del padre (1972, Au nom du père), Marcia trionfale (1976, La marche triomphale), Salto nel vuoto (1980, Le saut dans le vide), Diavolo in corpo (1986, Le diable au corps). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : L’ora di religione (2002, Le sourire de ma mère), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), Bella addormentata (2012, La belle endormie), Sangue del mio sangue (2015), Fai bei sogni (2016, Fais de beaux rêves), Il traditore (2019, Le traître).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Marco Bellocchio

Scénario : Marco Bellocchio, Veronica Raimo, Stefano Rulli

Image :  Daniele Ciprì

Montage : Francesca Calvelli

Musique : Carlo Crivelli

Producteur (s) : Riccardo Tozzi, Marco Chimenz, Giovanni Stabilini, Fabio Conversi

Productions : Cattleya, Babe Films, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien de Friuli Venezia Giulia Film Commission

Distribution France : Bellissima Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Toni Servillo, Alba Rohrwacher, Isabelle Huppert, Michele Riondino, Maya Sansa, Pier Giorgio Bellocchio, Brenno Placido, Roberto Herlitzka, Gian Marco Tognazzi, Fabrizio Falco, Gigio Morra, Federica Fracassi

Année : 2012
Durée : 1h 50
Pays de producion : Italie, France