CANTANDO DIETRO I PARAVENTI

CANTANDO DIETRO I PARAVENTI
EN CHANTANT DERRIÈRE LES PARAVENTS

Ermanno Olmi

CANTANDO DIETRO I PARAVENTI

EN CHANTANT DERRIÈRE LES PARAVENTS

Quelque part en Chine… Un jeune étu­diant occidental et candide se retrouve par erreur dans un lieu étrange, à la fois théâtre et bordel. Un vieux comédien, avec un costume suranné, arrive sur la scène qui reproduit une jonque chinoise pour narrer l’histoire de la Veuve Ching, une célèbre femme pirate.

Son mari avait été Amiral d’une puissan­te flotte corsaire, armée par une Société d’Actionnaires Anonymes qui en tiraient grand profit. Mais à la longue, les pirates compromirent le commerce et il fut décidé de les éliminer. C’est ainsi que Ching paya de sa vie ce renversement d’intérêts. Sa veuve décida alors de le remplacer à la tête de la flotte pour le venger. Sa cruauté n’avait point d’égal et l’Empereur lui-même, à la tête d’une flotte formidable se mit en campagne pour l’éliminer définitivement…

 

Olmi travaille avec inspiration le rappel de l’Histoire comme miroir des fourberies contemporaines, pour mélanger les formes savantes (un art du montage composite et de la mise en abyme s’associe à une récita­tion instruite) et les formes populaires (le comédien Bud Spencer incarne un corsaire poète, et la mise en place d’un fait historique prend place… sur la scène d’un bordel).

La savoir se transmet par le conte, de la bouche d’un pirate à celle d’un comédien de théâtre, pour parvenir à un étudiant naïf ou un client de prostituée, quand les pirates ont pour eux de commettre leurs exac­tions au grand jour, tandis que le pouvoir officiel les masque derrière l’application des textes de lois. Pour celui qui fait l’effort de se plonger au cœur de ce patchwork à l’esthétique aussi artisanale (les toiles de fonds, le décor de théâtre) qu’achevée (une exploitation spectaculaire et calme de la figuration de vrais navires de guerre, mais également d’amples décors naturels et insulaires), la sollicitation, intellectuelle ou sensorielle, prend soudain la forme d’un cadeau royal comme le cinéma n’en offre plus que rarement.

Julien Welter, arte-tv.com, août 2004

Ermanno Olmi
Ermanno Olmi

Ermanno Olmi (Bergame, 1931 - Asiago, 2018) réalise, dans les années 1950, une quarantaine de documentaires avant de passer au long-métrage de fiction. Il connait un grand succès avec L'albero degli zoccoli (1978, L'arbre au sabots), Palme d'or à Cannes, un film au caractéristiques humanistes comme l'ensemble de son oeuvre. En 1982 il a créé Ipotesi Cinema, l'école de Bassano del Grappa, qui donne la possibilité au jeunes réalisateurs de s’exprimer. 

Filmographie : Il posto (1961, L'emploi), I fidanzati (1963, Les fiancés), E venne un uomo (1965), Un certo giorno (1968, Un certain jour), I recuperanti (1970, L'or dans la montagne), Camminacammina (1982, À la poursuite de l'étoile), Lunga vita alla signora (1987, Longue vie à la signora), La leggenda del santo bevitore (1988, La légende du saint buveur), Il mestiere delle armi (2001, Le métier des armes), Cantando dietro i paraventi (2003, En chantant derrière les paravents), Centochiodi (2007), Il villaggio di cartone (2011, Le village de carton), Torneranno i prati (2014)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ermanno Olmi

Scénario : Ermanno Olmi

Image :  Fabio Olmi

Montage : Paolo Cottignola

Musique : Han Yong

Producteur (s) : Luigi Musini, Robberto Ciccutto

Productions : Cinema Undici, Rai Cinema, Pierre Grise Production, Lakeshore Entertainment

Distribution France : Pierre Grise Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Dun Ichikawa, Bud Spencer, Camillo Grassi, Davide Dragonetti, Sally Ming Zeo Ni, Yang Li Xiang

Année : 2003
Durée : 1h 40
Pays de producion : Italie, France, Grande Bretagne