CARO PAPÀ

CARO PAPÀ
CHER PAPA

Dino Risi

CARO PAPÀ

CHER PAPA

Albino Millozza, ancien résistant et homme de gauche, est devenu un important homme d’affaires romain. Sa femme, Giulia,se remet de ses dépressions nerveuses dans leur villa de Genève. Le plus jeune fils, Luca, vit avec sa mère, la fille, Costanza, une adolescente droguée, est en rééducation dans une communauté agraire et les relations avec l’aîné, Marco, étudiant en lettres, sont tendues.
Un jour, par hasard, Albino trouve le journal intime de Marco où des annotations politiques ne laissent aucun doute sur son appartenance à un groupe extrémiste violent.  Albino tente alors, vainement, d’avoir une explication avec son fils. Après que Marco lui a annoncé qu’il partait en voyage, il consulte à nouveau le journal intime et découvre qu’un certain ‘Monsieur P.’ doit être exécuté à une date déjà fixée. Albino fait part de ses craintes à son associé Parella, avant de partir pour Montréal signer un important contrat. À son arrivée, il a des nouvelles rassurantes de Parella, mais il est tourmenté par un message de son fils lui conseillant la plus grande prudence.

 

Toute la crise de l’Italie (mais aussi du capitalisme et de l’Occident) est d’abord crise de puissance et de pouvoir. Il ne faudrait aucunement réduire le propos de Risi à sa dimension psychologique ou même à une lecture politique stricte (où l’ambiguïté finale risque de passer pour un brouillard idéologique ou simple incohérence politique).

 

« Comme toute l’œuvre de Risi, le propos de Cher papa est essentiellement métaphorique. Risi pousse peut-être à l’une de ses plus extrêmes conséquences le personnage de l’Italien moyen dont il a fait depuis longtemps son objet de prédilection. À force de s’imposer, avec son égoïsme, sa veulerie, son fascisme (machisme) quotidien, Millozza, émule du Mattatore et du Fanfaron d’autrefois, a fini par tout écraser sur son passage. Il ne reste aux autres, pour survivre, pour simplement affirmer leur existence, que la violence absurde et aveugle du terrorisme. »

Joël MAGNY, Cinéma 79, n° 251

Dino Risi
Dino Risi

Dino Risi (Milan, 1916 – Rome 2008), abandonne sa carrière de psychiatre pour le septième art. Assistant de Mario Soldati (Piccolo mondo antico,1941) et d'Alberto Lattuada (Giacomo l'idealista,1943), au lendemain de la guerre il passe à l'écriture de scénarios et à la réalisation de documentaires et signe en 1952 son premier long-métrage, Vacanze col gangster. Dans les années 1960 - 1970 il s'affirme comme l'un des plus importants cinéastes de la comédie à l'italienne où il excelle dans les films à sketchs..

Filmographie : Poveri ma belli (1956, Pauvres mais beaux), Una vita difficile (1961, Une vie difficile), La marcia su Roma (1962, La marche sur Rome), Il sorpasso (1962, Le Fanfaron), I mostri (1963, Les Monstres ), Vedo nudo (1969, Une poule, un train et quelques monstres), In nome del popolo italiano (1971, Au nom du peuple italien), Sessomatto (1973, Sexe fou), Profumo di donna (1975, Parfum de femme), Primo amore (1978, Dernier amour ), Scemo di guerra (1985, Le fou de guerre ), Tolgo il disturbo (1990, Valse d'amour)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Dino Risi

Scénario : Bernardino Zapponi, Marco Risi, Dino Risi

Image :  Tonino Delli Colli

Montage : Alberto Gallitti

Musique : Manuel De Sica

Producteur (s) : Pio Angeletti, Adriano De Micheli, Jean-Pierre Bourbeau, Richard Hellman

Productions : Dean Film, AMLF, Prospect Films

Distribution France : Pathé Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Vittorio Gassman, Julien Guiomar, Aurore Clément, Stefano Madia, André Lachapelle, Joanne Cote, Piero Del Papa Clara Closimo, Giuseppe Ferrera

Année : 1979
Durée : 1h 46
Pays de producion : Italie, France, Canada