IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI

IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI
LE CASANOVA DE FELLINI

Federico Fellini

IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI

LE CASANOVA DE FELLINI

 

Il y a beaucoup de séducteurs mesquins et veules dans les chroniques felliniennes. Cette fois, le cinéaste se propose de faire un sort au mythe de l’homme à femmes. Ayant lu Les mémoires de Giacomo Casanova, il affirme avoir ressenti beaucoup d’ennui et un peu de dégoût à l’égard de ce pseudo-gentilhomme vénitien.

Depuis, il entretient avec le personnage de curieux rapports d’hostilité. Il n’en raconte pas moins ses aventures, comme s’il voulait, par cette relation, détruire une légende abusive ou exorciser Dieu sait quelle obsession intime. Nous voyons donc Casanova faire lui-même le récit de sa vie de débauché et de parvenu.

À Venise, pendant le Carnaval, il offre à l’ambassadeur français De Bernis (consentant parce que voyeur) le spectacle de ses ébats amoureux avec une religieuse assez coquine (la propre maîtresse de De Bernis).

Condamné par l’Inquisition pour mépris de la religion, pratiques cabalistiques et hérésie, Casanova est emprisonné. Il s’évade, se retrouve à Paris chez la marquise d’Urfé, une vieille femme toquée de phénomènes paranormaux. Vie de plaisir, expérience de magie noire prétexte à ébats érotiques : la fête continue.

À Londres, victime de deux prostituées qui lui ont transmis la syphilis, Casanova pense au suicide. Mais l’apparition d’une géante de foire lui redonne le goût de vivre.

À Vienne, à Rome, à Dresde, le collectionneur érotomane poursuit sa route semée de conquêtes. Il rencontre le pape, revoit sa mère.

Casanova parcourt l’Europe, de fêtes en fêtes, de châteaux en capitales. Il est devenu un vieux marcheur.

Le Comte de Waldenstein lui offre l’hospitalité en son domaine de Dux. C’est là qu’il termine sa vie, vieillard pitoyable, irascible et souffreteux. Une vie dont l’inanité est exemplaire.

Gilbert Salachas, Federico Fellini (1977, Ed. J. Glénat)

Federico Fellini
Federico Fellini

Federico Fellini (Rimini, 1920 – Rome, 1993) est l'un des plus illustres réalisateurs de l'histoire du cinéma.

Journaliste, scénariste, notamment de Rossellini, coréalisateur avec Alberto Lattuada de Luci del varietà (1950, Les feux du music-hall), il réalise en 1952 Lo sceicco bianco (Le cheik blanc) et il se démarque assez rapidement du courant néoréaliste et par la suite son œuvre foisonnante sera marquée du sceau de l'onirisme .

D'une filmographie exceptionnelle on retiendra une Palme d'or, La dolce vita (1960), quatre films oscarisés : La strada (1954), Le notti di Cabiria (1957, Les nuits de Cabiria), Otto e mezzo (1963, Huit et demi), Amarcord (1973), et aussi I vitelloni (1953), Roma (1972, Fellini  Roma), Il Casanova di Federico Fellini (1976, Le Casanova de Fellini ), La città delle donne (1980, La cité des femmes), E la nave va (1983, Et vogue le navire ), Ginger e Fred (1986, Ginger et Fred),  Intervista (1987).

En 1993 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre lui a été décerné.

BANDE ANNONCE

https://festival-villerupt.com/wp-content/uploads/2020/05/Le_Casanova_de_Fellini.jpg

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Federico Fellini

Scénario : Federico Fellini, Bernardino Zapponi

Image :  Giuseppe Rotunno

Montage : Ruggero Mastroianni

Musique : Nino Rota

Producteur (s) : Alberto Grimaldi

Productions : P.E.A.

Distribution France : Carlotta Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Donald Sutherland, Tina Aumont, Daniel Emilfork, Olimpia Carlisi

Année : 1976
Durée : 2h 30
Pays de producion : Italie