CHE ORA È ?

CHE ORA È ?
QUELLE HEURE EST-IL ?

Ettore Scola

CHE ORA È ?

QUELLE HEURE EST-IL ?

Michele a trente ans, son père soixante. Dans toute leur vie, ils se sont peu vus, peu parlés, peu connus : tout les a séparés, les sépare encore et les voici pourtant au seuil d’une journée très particulière, une journée interminable de tête-à-tête comme ils n’en ont peut-être jamais vécu.

Le père, ce jour-là est plus Marcello que nature, prolixe, jovial, jouis­seur impénitent, et pénètre dans la vie de son fils en piétinant les bar­rières comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, maladresse lourdaude qui cache autant d’amour que de solitude. Face à cette offensive pathétique, le fils s’effarouche et se rétracte …

Mastroianni et Troisi sont prodigieux dans cet exercice de haute vol­tige qui leur a valu un double prix d’interprétation à Venise.

 

« Scola aime les films à dialogues. Des dialogues abondants, des vagues de dialogues qui cachent le plus souvent un douloureux pro­blème de communication « .

Catherine Wimphen, Studio

 

« Le titre de mon nouveau film est une phrase sans point d’interroga­tion, qui sonne plus comme une constatation que comme la question qui revient si fréquemment dans le langage quotidien : « Quelle heure est-il ? « .

Il arrive bien sûr qu’au cours de l’histoire les deux héros, Marcello Mas­troianni et Massimo Troisi, regardent leur montre avec un geste d’aga­cement : mais le titre suggère plutôt la difficulté de faire passer le temps entre un père et un fils qui ont un rapport embarrassé, mutilé, il suggère également cette hâte précipitée, soudaine, avec laquelle deux personnes qui pendant des années se sont trop peu parlé, et trop mal, voudraient en quelques heures retrouver le dialogue et le temps perdu. Il suggère aussi combien une telle réparation affective et intellectuelle est impossible. Mais leur conversation, l’espace d’une journée, leur permettra au moins de se connaître « .

Ettore Scola

Ettore Scola
Ettore Scola

Ettore Scola (Trevico, 1931 – Rome, 2016) débute comme collaborateur de la revue satirique Marc'Aurelio, puis au cinéma, comme scénariste, notamment avec Risi et Pietrangeli. Il réalise son premier film, Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes) en 1964. Avec un style audacieux et une analyse féroce de la société moderne, il s'impose par la suite parmi les maîtres de la comédie à l'italienne.

Filmographie partielle : Dramma della gelosia (1970, Drame de la jalousie), C'eravamo tanto amati (1974, Nous nous sommes tant aimés), Brutti, sporchi e cattivi (1976, Affreux, sales et méchants), Una giornata particolare (1978, Une journée particulière), La terrazza (1980, La terrasse), La nuit de Varennes (1982, Il mondo nuovo), Ballando ballando (1983, Le bal), La famiglia (1987, La famille), Splendor (1989), Romanzo di un giovane povero (1995, Le roman d'un jeune homme pauvre), Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini (2013, Qu'il est étrange de s'appeler Federico)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ettore Scola

Scénario : Ettore Scola, Béatrice Ravaglioli avec la collaboration de Silvia Scola

Image :  Luciano Tovoli

Montage : Raimondo Crociani

Musique : Armando Trovaioli

Producteur (s) : Franco Committeri

Productions : Cecchi Gori Group, Studio El, Gaumont

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Marcello Mastroianni, Massimo Trois!, Anne Parillaud, Lou Castel, Renato Moretti

Année : 1989
Durée : 1h 35
Pays de producion : Italie, France