COME DIO COMANDA

COME DIO COMANDA

Gabriele Salvatores

COME DIO COMANDA

Un coin de campagne désolée, dans le nord de l’Italie. Grisaille et pluie, une route, des maisons éparses, des centres commerciaux. La solitude.

C’est là que vit Rino Zena (Filippo Timi), chômeur chronique, avec son fils Cristiano (Alvaro Caleca), un jeune adolescent renfermé. Leur relation, pleine d’amour, est aussi tragique et obscure. Rino éduque Cristiano en lui inculquant ses principes, un mélange de racisme, de machisme et de violence. Une éducation que Cristiano qui vénère son père n’est absolument pas en mesure de critiquer. Ils sont seuls contre tous, particulièrement contre l’ingérence des services sociaux qui pourraient bien les séparer. Ils ont pour seul ami « Quattro Formaggi » (Elio Germano), un marginal qui leur est très attaché et qui n’a plus toute sa tête suite à un accident. Il a des crises mystiques, mêlées à de curieuses obsessions dont celle pour une jeune star du porno qu’il croit reconnaître en une des camarades de classe de Cristiano. Par une nuit d’orage, le drame éclate…

 

Avec le concours du roman de Niccolò Ammaniti, Gabriele Salvatores élabore une version contemporaine tendrement désespérée de la paternité. Filippo Timi parvient à éviter au personnage de ce père si fragile et si violent des dérives comiques tellement faciles. Il faut du talent pour y arriver. Ainsi que du courage. […] Il faut du talent et du courage pour donner de la dignité à un personnage de père alcoolo (passons, de nos jours il y a pire) qui enseigne à son fils que la meilleure défense c’est l’attaque (c’est grave dans un monde où seules les victimes sont des héros) et qui, comble de l’impudence, a dessiné une croix gammée au dessus de son lit.

Maurizio Cabona, Il Giornale, 12 décembre 2008

Gabriele Salvatores (1950) fonde en 1972 à Milan le Teatro dell’Elfo pour lequel il dirige plusieurs pièces  d’avant-garde jusqu’en 1989. Le succès cinématographique arrive avec son troisème long-métrage Marrakech Express (1989), suivi de Turné (1990) puis de Mediterraneo (1991), Oscar du meilleur film étranger. En 2003 il adapte à l’écran le roman de Niccolò Ammaniti Io non ho paura. En 2014 il réalise Il ragazzo invisibile.
Gabriele Salvatores
Gabriele Salvatores

Gabriele Salvatores (Naples, 1950) fonde à Milan le Teatro dell’Elfo qu’il dirige jusqu’en 1989. Ses premiers films Sogno di una notte d’estate (1983) et Kamikazen (1987) sont tirés de cette expérience. Le succès international arrive avec l’Oscar décerné à Mediterraneo (1991). Salvatores aime s’essayer à des genres divers, jusqu’aux récents films de super-héros (Il ragazzo invisibile, 2014, 2018). En 2019, il réalise son dix-neuvième opus, Tutto il mio folle amore (titre international : Volare).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Gabriele Salvatores

Scénario : Antonio Manzini, Gabriele Salvatores, Niccolò Ammaniti, d'après le roman de Niccolò Ammaniti

Image :  Italo Petriccione

Montage : Massimo Fiocchi

Musique : Mokadelic

Producteur (s) : Maurizio Totti

Productions : Colorado Film, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien de Friuli Venezia Giulia Film Commission

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Celluloid Dreams/Nightmares

Interprètes : Filippo Timi, Alvaro Caleca, Elio Germano, Fabio De Luigi, Angelica Leo, Alessandro Mizzi, Corinna Agustoni, Alessandro Bressanello, Ludovica Di Rocco, Valentina Sussi, Andrea De Nori

Année : 2008
Durée : 1h 43
Pays de producion : Italie