CORTO MALTESE, LA COUR SECRÈTE DES ARCANES

CORTO MALTESE, LA COUR SECRÈTE DES ARCANES

Pascal Morelli

CORTO MALTESE, LA COUR SECRÈTE DES ARCANES

Fin 1918, alors que la guerre civile se poursuit en Russie, la tension gagne lentement plus à l’Est entre l’Oural et Shanghaï. Coincés entre le désir de sauver ce qui reste de la grandeur russe ou faire table rase du passé, d’anciens généraux, des sociétés secrètes et des mercenaires avides d’or s’affrontent pour tirer profit des événements. Lorsque Corto Maltese rentre chez lui à Shanghaï, il n’a que le temps de croiser son ancien complice Raspoutine et d’échapper à un atten­tat avant d’être contacté par les mem­bres d’une société secrète : «les Lanternes Rouges ».

Au cœur de la tourmente des horizons Mandchous, Corto et Raspoutine se lancent dans une fabuleuse chasse au trésor sur la piste du mystérieux train blindéde Kolchak : une forteresse d’acier hérissée de canons et de mitrailleuses abritant l’or du gouvernement contre-révolutionnaire qui sillonne la Mongolie et la Mandchourie. Difficile et simple à la fois de sui­vre à la trace ce train sinistre qui laisse derrière lui désolation et mort.

Au cours de cette traque, ils croiseront de nombreux personnages dont un aviateur américain au passé trouble, un vieux général d’armée qui se prend pour Gengis Khan et une duchesse russe aussi belle qu’inquiétante.

 

« Si l’on repense aux adaptations cinématographiques d’oeuvres littéraires ou de bandes dessinées – les Corto Maltese ne sont-ils pas un mélange de ces deux genres ? – les souvenirs ne se bousculent pas en matière de réel­le réussite. Il est souvent difficile de lier « fidélité » à « inventivité », et de penser « liberté » sans penser « trahison »…

Avec son premier long-métra­ge, Pascal Morelli nous montre quand même que cela est possible. L’adaptation du versant narratif de l’histoire est très fidèle – à quelques infi­mes détails près – et pourtant, les entrelacs des intérêts et sentiments des personnages n’ont pas dû être faciles à « démêler ». Car au cinéma, l’in­trigue ne se déroule pas de la même manière que sur le papier; le temps, en particulier, les moments terribles où il semble suspendu, chaque per­sonnage dans sa case cernée d’encre noire laissant transparaître son angoisse, sa hargne ou ses doutes, ce temps doit être exprimé d’une autre façon à l’écran. Fictif, toujours, et représentatif, mais différent. Ce film prend le temps de fixer des plans, que cela n’en finisse pas, jusqu’à satu­ration, celle des protagonistes, et celle du spectateur. Par exemple, les cigarettes de la duchesse, fumées lentement du bout de ses doigts lascifs et engourdis durent, durent… Tout cela a été calculé, décortiqué, étudié par Morelli et son équipe… Enfin le loisir d’attendre que les choses se passent, enfin le temps d’admirer le travail graphique impressionnant, dans ses moindres détails. »

Florence Cave, routard.com

Pascal Morelli

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Pascal Morelli

Scénario : Nathalia Borodin, Thierry Thomas d'après les bandes dessinées de Hugo Pratt

Image :  

Montage : 

Musique : Franco Piersanti

Producteur (s) : 

Productions : Gebeka Films

Distribution France : Gebeka Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : avec les voix de Richard Berry, Patrick Bouchitey, Marie Trintignant, HervéBellon, Barbara Schulz

Année : 2002
Durée : 1h 32
Pays de producion : France