COSA VOGLIO DI PIÙ

COSA VOGLIO DI PIÙ
CE QUE JE VEUX DE PLUS

Silvio Soldini

COSA VOGLIO DI PIÙ

CE QUE JE VEUX DE PLUS

Anna prend chaque matin le train de banlieue pour gagner le centre de Milan et le cabinet d’assurances où elle travaille. L’ambiance y est bonne, elle y est appréciée par ses collègues et son patron. Chaque soir elle fait le chemin inverse pour retrouver Alessio, son compagnon, gentil, attentionné, économe, bricoleur. Un peu enveloppé, aussi. Peu de projets à long terme, si ce n’est, peut-être, d’avoir un enfant. Pas vraiment l’ennui non plus. Autour d’eux, le cercle confortable de la famille et des amis avec tout un rituel de repas dominicaux, de soirées pizzeria. Une vie banale, en somme. En la regardant vivre, accomplir ses gestes quotidiens, on se dit qu’Anna est plutôt heureuse, mais justement, plutôt heureuse, est-ce assez ?

Lors d’une fête à son bureau, elle fait la connaissance de Domenico, un employé du traiteur qui a été sollicité. Quelques regards, quelques mots, les numéros de téléphone échangés et c’est le désir fou : brefs rendez-vous clandestins, sms furtifs, mensonges… Domenico aussi est un homme tout ce qu’il y a de plus commun : il est marié, père de famille et il ne roule pas sur l’or. L’adultère n’est pas facile lorsque l’on n’a ni le temps ni l’argent nécessaires pour que le rêve efface le quotidien. Anna et Domenico en font l’expérience : dans ce conflit entre la vie rêvée de la passion et la pesanteur de la nécessité, les doutes, les hésitations et les remords ne laissent pas beaucoup de chances au bonheur. Il semble loin le temps lumineux de Pane e tulipani.

 

Dans Ce que je veux de plus, Silvio Soldini (Pain, tulipes et comédie) met en scène une histoire d’adultère comme le cinéma en a déjà montré plusieurs centaines. Et pourtant, ça marche ! En s’attardant sur des détails, en mettant en scène avec une minutie ultrasensible les petits arrangements et les compromissions de ses protagonistes, le réalisateur touche juste. La toile de fond réaliste de Ce que je veux de plus (l’Italie ordinaire des classes moyennes) et la conviction des acteurs (notamment Alba Rohrwacher, une révélation) sont pour beaucoup dans la réussite de ce film qui rappelle qu’il n’existe pas de mauvais arguments scénaristiques, juste des réalisateurs maladroits…

Olivier DE BRUYN, Le Point, 10 août 2010

Silvio Soldini
Silvio Soldini

Silvio Soldini (1958 Milan) fait partie de la nouvelle génération de réalisateurs qui s'inscrivent dans le renouveau du cinéma italien des années 1990. A 21 ans il part étudié le cinéma à l'université de New-York. De retour à Milan il travaille comme traducteur de téléfilms américains et comme aide réalisateur publicitaire. Son premier long-métrage Paesaggio con figure est présenté en 1983 à Locarno et son moyen métrage Giulia in ottobre est récompensé à Annecy. Avec la création de la sociéte de production Monogatari, il réalise en 1990, L'aria serena dell'ovest (L'air paisible de l'occident).  Par la suite il réalise des comédies dramatiques, sentimentales ou rocambolesques.

Filmographie : Un' anima divisa in due (1993), Le acrobate (1997, Les acrobates), Pane e tulipani (2000, Pain, tulipes et comédies), Brucio nel vento (2002), Agata e la tempesta (2004), Giorni e nuvole (2007), Cosa voglio di più (2010, Ce que je veux de plus), Il comandante e la cicogna (2012), Il colore nascosto delle cose (2017)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Silvio Soldini

Scénario : Silvio Solsini, Doriana Leondeff, Angelo Carbone

Image :  Ramiro Civita

Montage : Carlotta Cristiani

Musique : Giovanni Venosta

Producteur (s) : Lionello Cerri, Ruth Waldburger

Productions : Lumière & Co., Vega Film avec la contribution du MiBAC, RSI Radiotelevisione Svizzera

Distribution France : Pyramide International

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Giuseppe Battiston, Alba Rohrwacher, Pierfrancesco Favino, Teresa Saponangelo, Fabio Troiano

Année : 2010
Durée : 2h 00
Pays de producion : Italie, Suisse