FAI BEI SOGNI

FAI BEI SOGNI
FAIS DE BEAUX RÊVES

Marco Bellocchio

FAI BEI SOGNI

FAIS DE BEAUX RÊVES

« Fais de beaux rêves », c’est la phrase que la maman murmure à l’oreille de son petit garçon endormi, une nuit de décembre.

Turin, 1969. Massimo (Nicolò Cabras), 9 ans, vient de perdre sa mère. Sa vie bascule. Son père lui donne des explications évasives, on lui cache la vérité, on lui dit d’abord qu’elle est à l’hôpital, puis qu’elle est allée au Paradis. Mais le jeune garçon se rebelle, questionne, n’accepte pas la disparition de cette mère complice avec qui il avait une relation profonde et fusionnelle. Il est désormais contraint de grandir avec un père sévère, dans une atmosphère triste et austère. Peu à peu, il se ferme au monde et se réfugie dans l’imaginaire.

Turin, 1990. Massimo (Valerio Mastandrea) est devenu journaliste au quotidien La Stampa. Le gamin plein de vie, puis plein de rage de la fin des années 1960, est devenu un quadragénaire impassible et incapable d’éprouver la moindre émotion. Alors qu’il s’apprête à vendre l’appartement familial les souvenirs remontent, heureux ou malheureux, ils le hantent et l’obsèdent. À la fin des années 1990, Massimo répond publiquement à la lettre d’un lecteur qui crie la haine qu’il voue à sa mère. Ce courrier bouleversant et salvateur est la première étape dans son processus de reconstruction. La rencontre avec Elisa (Bérénice Bejo), une femme médecin française, pourrait être déterminante.

 

« Cette histoire m’a beaucoup frappé, ému, car elle évoque de nombreux thèmes déjà abordés dans mes précédents films… la famille, la maman (détruite), le papa, l’appartement où se déroule la moitié du film, à différentes époques, trente ans au moins durant lesquels l’Italie change radicalement, y compris par-delà les fenêtres. Et enfin, Rome, Sarajevo, Turin, l’Italie vue et vécue par celui qui exerce le métier de journaliste. Massimo est un journaliste dans un quotidien national important. Que signifie être journaliste, chroniqueur de réalité, témoin distant et froid ou, au contraire, vouloir en devenir en quelque sorte l’interprète passionné ? C’est également un thème, une question à laquelle le film tentera de répondre. »

Marco Bellocchio, Dossier de presse Ad Vitam

 

Marco Bellocchio est né en 1939 à Bobbio, sur les collines de la province de Plaisance. Cinquante ans après son premier film, I pugni in tasca (1965), il réalise son vingt-quatrième long métrage, Fai bei sogni, qui a été présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en mai 2016.

Marco Bellocchio
Marco Bellocchio

Marco Bellocchio (Bobbio, provincce de Plaisance,1939) est l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité. Après une formation en art dramatique, entré au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959 pour devenir comédien, il se tourne vite vers la réalisation. Remarqué par la critique dès son premier film I pugni in tasca (1965, Les poings dans les poches), il se singularise par un cinéma engagé et subversif : Nel nome del padre (1972, Au nom du père), Marcia trionfale (1976, La marche triomphale), Salto nel vuoto (1980, Le saut dans le vide), Diavolo in corpo (1986, Le diable au corps). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : L’ora di religione (2002, Le sourire de ma mère), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), Bella addormentata (2012, La belle endormie), Sangue del mio sangue (2015), Fai bei sogni (2016, Fais de beaux rêves), Il traditore (2019, Le traître).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Marco Bellocchio

Scénario : Valia Santella, Edoardo Albinati, Marco Bellocchio, d’après le roman de Massimo Gremellini Fai bei sogni

Image :  Daniele Ciprì

Montage : Francesca Calvelli

Musique : Carlo Crivelli

Producteur (s) : Beppe Caschetto

Productions : IBC Movie, Kavac Film, Rai Cinema, Ad Vitam, avec la contribution du MiBACT et le soutien de la Film Commission Torino Piemonte

Distribution France : Ad Vitam

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Valerio Mastandrea, Bérénice Béjo, Guido Caprino, Nicolò Cabras, Dario Dal Pero, Barbara Ronchi

Année : 2016
Durée : 2h 03
Pays de producion : Italie, France