FARINELLI

FARINELLI
FARINELLI,

Gérard Corbiau

FARINELLI

Carlo Broschi naît en 1705 à Andria, dans la province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples. Il a un frère, Riccardo, de 8 ans son aîné, qui compose plusieurs opéras pour lui. Contrairement à la plupart des castrats – d’origine pauvre -, il appartient à une famille de petite noblesse.

Castré vers 7 ou 8 ans, il devient l’élève du fameux Porpora, considéré aujourd’hui encore comme l’un des plus grands professeurs de chant de tous les temps. Durant ses études musicales à Naples, il est le protégé des frères Farina. Pour leur marquer sa reconnaissance, il adopte, selon une pratique courante à l’époque, le surnom de « Farinelli ». L’Italie est bien sûr le premier théâtre des exploits vocaux du jeune Farinelli. Sa première apparition sur scène a lieu en 1720, à 15 ans, au palais du prince de la Torella. D’une virtuosité exceptionnelle, le jeune Farinelli ne déteste pas les prouesses vocales, quitte à « en rajouter » si besoin. Après Naples, on le croise à Rome, à Bologne. En décembre 1728, il est à Venise au San Giovanni Grisotomo, théâtre alors très en vogue. L’accueil réservé au jeune chanteur de 23 ans est délirant.

Farinelli entame ensuite un tour de l’Europe qui lui vaut bientôt le surnom de « chanteur des rois ». Il fait halte dans toutes les grandes cours, y compris en France, où il chante pour Louis XV et la reine. Au faîte de sa gloire, il connaît un triomphe à Londres. Farinelli y est en effet engagé en 1734 au Théâtre de la Noblesse par son maître Porpora, alors en lutte avec Haendel qui dirige le Théâtre Royal. Mais le climat de rivalité permanente entre les deux théâtres l’incite à partir en Espagne où le roi, troublé lorsqu’il l’entend, en 1737 à Madrid, décide de s’en attacher les services pour soigner sa neurasthénie. Farinelli y réside plus de 20 ans, chantant – dit-on- les quatre mêmes airs tous les soirs, d’abord à Philippe V, puis à son fils Ferdinand VI.

Le nouveau roi d’Espagne ayant déclaré qu’il « n’acceptait de chapon que sur sa table », Farinelli rentre en Italie et s’installe à Bologne. Il y mène jusqu’à sa mort, en 1782, une vie vouée aux exercices spirituels, aux rencontres, au chant et à la musique.

 

Il faut noter que les faits du film relèvent principalement de la fiction. En particulier les rencontres et rapports entre les frères Broschi et Haendel. L’intrigue liant les deux frères, leur comportement, sont également fictifs.

Pour reconstituer la voix du castrat interprété par Stefano Dionisi, on a fait appel à des techniques sophistiquées développées à l’IRCAM pour associer la voix d’un contreténor (Derek Lee Ragin) et d’une soprano colorature (Ewa Malas-Godlewska). L’enregistrement de la musique du film, sous la direction du chef d’orchestre Christophe Rousset, a été effectué à l’Arsenal de Metz en juillet 1993.

 

Autres titres italiens : Farinelli – Il castrato; Farinelli – Voce regina

Gérard Corbiau

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Gérard Corbiau

Scénario : Gérard Corbiau, Andrée Corbiau, Marcel Beaulieu

Image :  Walther Van Den Ende

Montage : Joëlle Hache

Musique : Christophe Rousset, musique additionnelle : Haendel, Riccard

Producteur (s) : 

Productions : Stephan Films, Studio Canal, Studio Images, France2 Cinéma, UGC, Images, Alinéa Films, K2 One, RTL TVI, Italian International Film, MG Producione Cinematografica

Distribution France : Mission

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Stefano Dionisi, Enrico Lo Verso, Caroline Cellier, Omero Antonutti, Jeroen Krabbe, Elsa Zylberstein, Marianne Basler, Jacques Boudet, Graham Valentine, Pier Paolo Capponi

Année : 1994
Durée : 1h 56
Pays de production : Italie, France, Belgique