GIULIA NON ESCE LA SERA

GIULIA NON ESCE LA SERA

Giuseppe Piccioni

GIULIA NON ESCE LA SERA

Guido est un écrivain à succès, avec son dernier ouvrage, il fait d’ailleurs partie des finalistes d’un prestigieux prix littéraire. Il est marié et père d’une jeune adolescente, relativement introvertie, qu’il force à prendre des cours de natation. Quand elle se révolte, c’est lui qui la remplace dans le bassin pour ne pas perdre l’argent déjà versé. Il fait ainsi la connaissance de Giulia, l’ancienne monitrice de sa fille, une femme mystérieuse et fascinante. Quand il l’invite un soir, elle refuse. Elle est en semi-liberté, et contrainte de rentrer à la prison tous les soirs. Guido cherche à s’évader de la vie frénétique dans laquelle sa renommée le plonge. Giulia essaie de ne pas s’enfoncer dans le tourbillon de la prison. Elle a une fille adolescente qui refuse catégoriquement de la voir et ne lui pardonne pas de l’avoir abandonnée.

Deux personnages que tout sépare et qui pourtant se comprennent et se soutiennent. L’eau, élément essentiel pour Giulia, devient une passerelle entre eux.

 

 

« La rencontre de deux personnes est à la base de toute histoire : cette vérité si simple et souvent sous-estimée est le point de départ d’un film qui arrive à dévoiler les côtés les plus cachés de ses protagonistes de façon très pudique (le désir, la créativité, les aspirations, mais aussi l’égoïsme et le sentiment de culpabilité). Avec la même simplicité, le film accompagne le spectateur pendant environ deux heures, sans ennui et sans digressions. Le mérite en revient à une excellente écriture (le scénario est le fruit de la collaboration entre Piccioni et Federica Pontremoli, une auteure à suivre), ainsi qu’à la mise en scène qui a le courage d’oser et qui montre toute la maturité et la sensibilité de son auteur. Les deux comédiens, Valeria Golino et Valerio Mastandrea, sont vrais, et la photographie de Luca Bigazzi est splendide. Giulia non esce la sera semble un film tourné sous l’eau tant il est fluide, léger, limpide. Sortir de l’eau, c’est comme vivre ces passages du chaud au froid, des étreintes qui réchauffent le cœur aux solitudes sans espoir, du désir de s’agripper à quelqu’un à la tentation de s’isoler dans l’oubli. De plus, c’est un film qui n’a pas la prétention de donner des leçons de vie ni d’apporter des réponses, tout en arrivant à émouvoir. À ne manquer sous aucun prétexte. »

Alessia Lepore,icine.it, 27 février 2009

 

Giuseppe Piccioni
Giuseppe Piccioni

Giuseppe Piccioni est né en 1953 dans les Marches. Après avoir une formation à la Scuola di cinema Gaumont, il crée avec Domenico Procacci la société de production Vertigo Film avec laquelle il réalise en 1987 son premier long-métrage Il grande Blek. Son cinquième film, Fuori dal mondo (1998) remporte cinq David di Donatello et de nombreux prix dans divers festivals. À Venise en 2001, Luigi Lo Cascio et Sandra Ceccarelli meilleurs acteur et actrice pour Luce dei miei occhi.
Autres réalisations : Chiedi la luna (1991), Condannato a nozze (1993), Cuori al verde (1996), La vita che vorrei (2004), Giulia non esce la sera (2009), Il rosso e il blu (2012)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Giuseppe Piccioni

Scénario : Giuseppe Piccioni, Frederica Pontremoli

Image :  Luca Bigazzi

Montage : Fancesca Calvelli

Musique : Esmeralda Calabria

Producteur (s) : Lionello Cerri

Productions : Lumière & Co., Rai Cinema avec le soutien du MiBAC

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Intramovies

Interprètes : Valerio Mastandrea, Valeria Golino, Sonia Bergamasco, Antonia Liskova, Piera Degli Esposti, Jacopo Domenicucci, Jacopo Bicocchi, Sara Tosti, Chiara Nicola, Fabio Camilli, Paolo Sassanelli, Lidia Vitale

Année : 2009
Durée : 1h 45
Pays de producion : Italie