IL CAIMANO

IL CAIMANO
LE CAÏMAN

Nanni Moretti

IL CAIMANO

LE CAÏMAN

Bruno Bonomo est le patron d’une petite boîte de production cinématographique au bord de la faillite. Après une longue inactivité, il essaie de monter un film sur Christophe Colomb, mais son réalisateur attitré le laisse tomber. Tout comme Paola, sa femme,
vedette exclusive de films inoubliables qu’il a produits pour elle (Suzy la misogyne, Maciste contre Freud). Il se retrouve donc, à l’approche de la cinquantaine, avec des dettes mais sans perspectives réelles d’aucune sorte, sentimentales ou professionnelles.
Velléitaire, il se réfugie dans une sorte de fuite en avant, convaincu que la roue va tourner et que l’heure de ses succès sonnera de nouveau.

Un beau jour, échoit entre ses mains un scénario écrit par une jeune femme. Il s’agit d’un film de dénonciation, un véritable pamphlet contre l’homme le plus puissant d’Italie, Silvio Berlusconi. Bonomo n’a pas d’opinions politiques précises, mais comme il n’a pas d’autre véritable projet en cours il s’attelle à celui-là. Il y met tout son cour, tout son professionnalisme, devenant même pathétique lorsque il essaie d’user des ficelles les plus usées pour convaincre acteurs vedettes et co-producteurs potentiels de s’engager dans cette aventure. Mais ses fanfaronnades font long feu car personne en croit réellement en lui ni en son film infaisable. Qui se fera pourtant.

 

« La longue proximité cinématographique de Moretti avec la chose politique trouve dans cette ultime et cauchemardesque fusion avec le personnage de Berlusconi, dans une scène d’anticipation annonciatrice de guerre civile, une forme en quelque sorte sans retour. Une forme où se joue, au moins depuis Le Dictateur de Chaplin, le combat pour la vérité entre ces deux puissances du faux que sont le cinéma et de la politique. Quand bien même Moretti s’arrange pour remettre son personnage principal, Bonomo, du bon côté de l’artifice, au cours d’un lent et douloureux raccommodement avec le réel, Le Caïman n’en demeure pas moins un film d’une cruauté et d’une noirceur inégalées dans le parcours du cinéaste. Du grand art, qui permet à Moretti de signer, à sa manière, son Huit et demi. »

Jacques MANDELBAUM, Le Monde, 23 mai 2006

Nanni Moretti
Nanni Moretti

Nanni Moretti (Brunico, 1953). Scénariste, réalisateur, acteur, mais aussi producteur  et distributeur à travers sa société Sacher. Avec ses deux premiers films à la fin des années 1970, il fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma et il devient rapidement l’un des réalisateurs italiens les plus connus de sa génération. Dans nombre de ses films, il apparaît sous les traits d'un alter ego nommé Michele Apicella. Habitué des festivals, plusieurs de ses films ont été récompensés (Sogni d’oro, Grand prix du jury à Venise, La messa è finita, Ours d'argent à Berlin, Caro diario, Prix de la mise en scène à Cannes, La stanza del figlio, Palme d'or à Cannes). 

Filmographie : Io sono un autarchico (1976, Je suis un autarcique), Ecce Bombo (1978), Sogni d'oro (1981), Bianca (1983), La messa è finita (1985, La messe est finie), Palombella rossa (1989), Caro diario (1994, Journal intime), Aprile (1998), La stanza del figlio (2001, La chambre du fils), Il caimano (2006, Le Caïman), Habemus papam (2011), Mia madre (2015), Santiago, Italia (2018)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Nanni Moretti

Scénario : Nanni Moretti, Francesco Piccolo, Federica Pontremoli

Image :  Arnaldo Catinari

Montage : Esmeralda Calabria

Musique : Franco Piersanti

Producteur (s) : Nanni Moretti, Angelo Barbagallo

Productions : Sacher film, Bac Films, Stephan Films, France 3 Cinema, en collaboration avec Wild Bunch, Canal+, Cinecinema

Distribution France : BAC Film

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Silvio Orlando, Jasmine Trinca, Margherita Buy, Michele Placido, Elio De Capitani

Année : 2006
Durée : 1h 52
Pays de producion : Italie, France