IL GIARDINO DEI FINZI CONTINI

IL GIARDINO DEI FINZI CONTINI
LE JARDIN DES FINZI CONTINI

Vittorio De Sica

IL GIARDINO DEI FINZI CONTINI

LE JARDIN DES FINZI CONTINI

Alberto, le fils des propriétaires de ces lieux enchanteurs, se retire dans la pénombre, cherchant à dissimuler aux yeux des autres ses sueurs malsaines. La maladie le menace et l’emportera. Micol, sa sœur, devient la passion d’un ami, Giorgio, qui brusquement est admis au sein du groupe. Mais elle craint cet amour, sans doute à cause de l’attachement inavoué qu’elle porte à son propre frère. Elle préfère, tout en éprouvant un sentiment de culpabilité, se donner en cachette, dans la maison des jardiniers, à Malnate qui ne lui demande que son corps.

Ces êtres souffrent. Ils sont troublés. Ils s’efforcent de se réfugier hors de l’histoire, en écoutant des disques de jazz en se donnant des rendez-vous auxquels ils se rendent à bicyclette. Dans leurs robes claires et en costumes blancs, sous la végétation luxuriante, par des après-midi lumineuses, ils vivent, en le sachant mais sans le dire, la fin de leur jeunesse qui s’identifie à la fin du monde. Lorsque Tito Schipa chante Vivere à la fête foraine sous la pluie, cette voix semble venir d’outre-tombe. Le malheur qu’on pressentait a tout embrumé, des élans du cœur à la mémoire des choses. De l’autre côté du mur où se nouèrent les peines et les joies, il ne reste plus que les feuilles mortes. Une société trop confiante en ses valeurs, top insouciante et inapte à mesurer la gravité du mal qu’elle accepte de voir se développer tout près d’elle, vient de basculer dans l’inimaginable.

 

« De Sica, sous l’apprêt sentimental, nous restitue par quelques frémissements, le mouvement de cet univers intime qui chavire (…) alors que l’on n’attendait plus grand-chose de ce vrai professionnel du spectacle qui avait tendance, par gentillesse, à se disperser, il parvenait avec Le jardin des Finzi Contini à réussir la synthèse des qualités apparemment contradictoires dont toute sa vie fut l’expression : la souriante aisance et la bonté profonde, le sens du panache et la sensibilité cordiale, l’attrait des apparences mondaines et une sincère volonté de dévoilement des injustices sociales en vue d’aider tous ceux qui se proposent de les briser. »

Freddy BUACHE, Le cinéma italien, L’âge d’Homme, 1979

Vittorio De Sica
Vittorio De Sica

Comédien célèbre dans les années 1930, Vittorio De Sica (1901, Sora, province de Frosinone - 1974, Neuilly-sur-Seine) passe à la réalisation en 1940. Sa collaboration avec Cesare Zavattini est déterminante : elle débute par I bambini ci guardano (1943, Les enfants nous regardent) et se poursuit avec des films marquants du néoréalisme :  Sciuscià (1946), Ladri di biciclette (1948, Le voleur de bicyclette), Miracolo a Milano (1951, Miracle à Milan), Umberto D. (1952). Primé quatre fois aux Oscars : Sciuscià, Ladri di biciclette, Ieri, oggi, domani (1963, Hier, aujourd'hui, demain), Il giardino dei Finzi-Contini (1971, Le jardin des Finzi-Contini); Grand prix à Cannes pour Miracolo a Milano 

Autres réalisations remarquées : Teresa Venerdi (1941), L'oro di Napoli (1954, L'or de Naples), La ciociara (1960), Il boom (1963), Matrimonio all'italiana (1964, Mariage à l'italienne), I girasoli (1970)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Vittorio De Sica

Scénario : Ugo Pirro, Vittorio Bonicelli, d'après le roman de Giorgio Bassani

Image :  Ennio Guarneri

Montage : Adriana Novelli

Musique : Manuel De Sica

Producteur (s) : Documento Film

Productions : 

Distribution France : Ad Vitam

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Dominique Sanda, Romolo Valli, Barbara Pilavin, Camillo Cesarei, Lino Capolicchio, Helmut Berger, Fabio Testi

Année : 1970
Durée : 1h 34
Pays de producion : Italie