IL GIOVANE FAVOLOSO

IL GIOVANE FAVOLOSO
LEOPARDI

Mario Martone

IL GIOVANE FAVOLOSO

LEOPARDI

La vie du poète italien Giacomo Leopardi (1798 – 1837).

Recanati, dans les Marches. Le comte Monaldo Leopardi (Massimo Popolizio), réactionnaire et bigot, impose à ses enfants une discipline sévère et des études classiques très poussées. Giacomo (Elio Germano), de santé délicate, mène une vie solitaire et ne voit le monde qu’à travers les fenêtres de la bibliothèque du palais. En lui la révolte sourd.

À 24 ans, il quitte Recanati pour Florence où il rencontre Antonio Ranieri (Michele Riondino) qui devient son ami le plus fidèle, et Fanny Torgioni Tozzetti (Anna Mouglalis) dont il tombe amoureux. Ses écrits jouissent déjà d’une certaine renommée, mais son pessimisme qui le fait ironiser sur le concept de progrès heurte le milieu intellectuel local.

Après un bref séjour à Rome, Giacomo et son ami Antonio s’établissent à Naples. Lorsqu’éclate une épidémie de choléra, ils se retirent dans une villa sur les flancs du Vésuve. Sa santé se dégrade et ses derniers écrits sont emprunts d’un pessimisme radical.

 

La troisième voie qui s’esquisse dans cette frange italienne de la compétition (Mostra de Venise, ndlr), c’est celle d’un classicisme habité, qu’emprunte Mario Martone dans Il Giovane Favoloso, fresque historique consacrée à la vie de Giacomo Leopardi. Très inspiré dans la première partie, dédiée à l’enfance et aux années de formation du poète prodige dans la maison paternelle, où l’on voit comment son génie s’affirme dans la révolte (contre son père, contre l’aristocratie, contre l’église…), il perd en intensité dans la seconde, à mesure que sa vie d’homme psychiquement torturé, physiquement handicapé, prend le pas sur son art et sur sa pensée, mais sans jamais perdre sa belle tenue.

Martone met en scène des personnages vibrants dans une nature qui ne l’est pas moins, en les confrontant à l’art de leur époque et en leur opposant de surprenants contrepoints musicaux (parfois électro, ou pop), oniriques ou anachroniques (étrange surgissement d’un transsexuel dans un bordel napolitain…). Aux antipodes des biopics embaumés, plongés dans le formol, ce beau portrait échappe à l’académisme pour s’inscrire au contraire dans une tradition romantique qui lorgne du côté de Visconti.

Isabelle Regnier, Le Monde, 2 septembre 2014

 

Mario Martone (Naples, 1959), homme de théâtre, réalise son premier long-métrage Morte di un matematico napoletano en 1992. Dès lors, il mène de pair théâtre, réalisation de documentaires et films de fiction. Derniers en date Noi credevamo (2010) et Il giovane favoloso (2014), tous deux fastueusement situés au 19e siècle.

Mario Martone
Mario Martone

Mario Martone (Naples, 1959) est un homme de théâtre actif depuis 1976. Morte di un matematico napoletano (1992), son premier long-métrage reçoit le Grand prix du Jury de la Mostra de Venise. Il alterne cinéma, théâtre et opéra avec le même goût de la mise en scène soignée. En 2018 avec Capri-Revolution, son 8e film, clôt sa trilogie sur le 20e siècle (Noi credevamo, 2010 ; Il giovane favoloso, 2014). En 2019 il nous livre une adaptation contemporaine remarquable de l’œuvre du dramaturge napolitain Eduardo De Filippo, Il sindaco del rione Sanità.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Mario Martone

Scénario : Mario Martone, Ippolita di Majo

Image :  Renato Berta

Montage : Jacopo Quadri

Musique : Sascha Ring

Producteur (s) : Carlo Degli Esposti, Patrizia Massa, Nicola Serra

Productions : Palomar, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien de Regione Marche, Fondazione Marche Cinema Multimedia-Marche Film Commission, Regione Lazio

Distribution France : Paname Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Elio Germano, Michele Riondino, Massimo Popolizio, Anna Mouglalis, Valerio Binasco, Paolo Graziosi, Iaia Forte, Sandro Lombardi, Raffaella Giordano, Edoardo Natoli, Giovanni Ludeno, Federica De Cola, Giorgia Salari, Gloria Ghergo, Isabella Ragonese

Année : 2014
Durée : 2h 15
Pays de producion :