IL LADRO DI BAMBINI

IL LADRO DI BAMBINI
LES ENFANTS VOLÉS

Gianni Amelio

IL LADRO DI BAMBINI

LES ENFANTS VOLÉS

À la périphérie de Milan, dans une cité dortoir, une jeune femme d’origine sicilienne, accusée de prostituer sa fille Rosetta (Valentina Scalici) âgée de onze ans, est arrêtée par les forces de l’ordre. Antonio (Enrico Lo Verso), un carabinier calabrais de vingt-cinq ans, est chargé d’escorter la fillette et son petit frère Luciano (Giuseppe Ieracitano), neuf ans, dans un foyer religieux de Civitavecchia. Mais, en raison du passé de Rosetta, les deux enfants ne sont pas acceptés. Antonio doit les emmener en Sicile dans un institut spécialisé. Alors commence un long périple vers le sud de l’Italie, pendant lequel naissent une amitié silencieuse et une solidarité inexprimée. Itinéraire intérieur aussi, où chacun se trouve en partant à la recherche de l’autre. Ainsi de méfiance en confiance, ils vont tous trois se livrer peu à peu, au gré de leur pérégrination de Rome jusqu’en Calabre, puis en Sicile enfin.

Ce goût de liberté retrouvée va se heurter à un brusque retour à l’ordre. Antonio comprend qu’il ne peut arracher les enfants à leur destin, ni lui, échapper au sien…

 

« Rigueur janséniste du récit. Jeux de caméra sans l’ombre d’une concession (pas un paysage qui ne participe d’une émotion). Des dialogues précis, jamais banals. Une sorte de moralité sous-jacente. […]

Faire jouer les enfants est toujours une gageure. En hommage (inconscient ?) au vieux néoréalisme, Amelio était aller les dénicher l’un à Reggio de Calabre, l’autre, la petite Rosetta, au quartier ZEN de Palerme. Des enfants marqués par l’existence, comme on dit, qui se sont mis à jouer sans maniérisme ni cabotinage. Là aussi Gianni Amelio se révèle un maestro. Voici enfin un film qui évoque le grand cinéma d’autrefois, sans le singer toutefois. Amelio ne se contente pas de bricoler des petites émotions fugaces et ne rejette pas les allusions aux grands maestri de la belle époque italienne.Il ladro di bambini commeIl ladro di biciclette ? Pourquoi pas ? »

Marcelle Padovani, Le Nouvel Observateur, 7 mai 1992

Gianni Amelio
Gianni Amelio

Gianni Amelio (1945, province de Catanzaro) aborde le cinéma par le biais de la critique après des études de philosophie à l’Université de Messine. À Rome, à partir de 1965, il est assistant entre autres d’Ugo Gregoretti. Il débute comme réalisateur en 1970, avec La fine del gioco réalisé pour les programmes expérimentaux de la Rai, et La città del sole en 1973. En 1976, il réalise un passionnant reportage sur le tournage de 1900, Bertolucci seconde il cinema. Toujours pour la télévision il réalise La morte al lavoro (Prix Fipresci Festival au Festival de Locarno en 1978) et Il piccolo Archimede avant de tourner son premier long-métrage pour le cinéma Colpire al cuore en 1982.

Filmographie : I ragazzi di via Panisperna (1987), Porte aperte (1990, Portes ouvertes), Il ladro di bambini (1992, Les enfants volés), Grand prix du jury à Cannes, Lamerica (1994),  Così ridevano (1998, Mon frère), Lion d’or à Venise, Le chiavi di casa (2004, Les clefs de la maison), La stella che non c'è (2006, L'étoile imaginaire), Le premier homme (2012), L'intrepido (2013), La tenerezza (2018), quatre Nastri d’Argento, Hammamet (2020).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Gianni Amelio

Scénario : Stefano Rulli, Sandro Petraglia, Gianni Amelio, Giorgia Cecere

Image :  Tonino Nardi, Renato Tafuri

Montage : Simona Paggi

Musique : Franco Piersanti

Producteur (s) : Enzo Porceli, Angelo Rizzoli, Stefano Mufanò

Productions : Erre Produzioni, Alia Film, Rai Due Radiotelevisione Italiana, Arena films, Vega Film Productions

Distribution France : Pyramide Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Enrico Lo Verso, Valentina Scalici, Giuseppe Ieracitano, Florence Darel, Marina Golovine, Renato Carpentieri, Vitalba Andrea, Fabio Alessandrini, Vincenzo Peluso, Massimo De Lorenzo, Celeste Brancato, Maria Pia Di Giovanni, Agostino Zumbo

Année : 1992
Durée : 1h 52
Pays de producion : Italie, France, Suisse, Allemagne