IL MIO PAESE

IL MIO PAESE

Daniele Vicari

IL MIO PAESE

De Sicile jusqu’en Allemagne, il prend place dans un autocar qui ramène sur leur lieu de travail des émigrés italiens, rentrés en Sicile le temps des vacances. Les images dramatiques en noir et blanc d’Ivens, qui avaient été censurées à l’époque par la RAI, trouvent leur place dans le documentaire de Vicari. Les étapes sont autant de lieux symboliques des mutations économiques et sociales en cours, qui modifient les paysages et les comportements. En Sicile, de Gela à Termini Imerese, en Basilicate, où coexistent un paysage industriel, l’usine Fiat à Melfi, et une économie agricole de qualité. Le car roule sur l’autoroute. Prato, capitale textile victime de la concurrence féroce des Chinois. Marghera, le lieu qui incarne le mieux la complexité de l’histoire de l’industrie italienne. Après presque 48 heures de voyage, le car arrive en Allemagne. Il dépose ses passagers et repart, vide, vers la Sicile.
« Vicari montre des paysages de misère de façon poétique, avec des images surprenantes, des dénonciations, fruit de réflexion sur les problèmes économiques et la gestion du territoire. Il veut montrer comment l’Italie a toujours été un pays difficile à déchiffrer et, par conséquent difficile aussi à raconter. C’est le pays de grands conflits politiques, sociaux et culturels, des grandes guerres, du miracle économique, des catastrophes l’environnementales. »

Benedetto NATURALI, canalecinema.it, 03 05 07

 

« Inspiré d’un documentaire de Joris Ivens, mais aussi de Voyage en Italie de Rossellini, c’est un film nécessaire. Il n’y a pas de désolation dans le voyage de Vicari, mais l’envie de renaître. Chaque épisode, chaque étape s’achève sur des propositions en vue d’un avenir meilleur parce qu’après tout, nous, les Italiens, nous sommes un peuple créatif qui ne s’avoue pas vaincu, qui cherche toujours à se débrouiller.Les images des usines désaffectées, des travailleurs qui se présent aux bureaux de l’ANPE à 51 ans, sont toujours suivies par une vision tout à fait positive. Enfin, la chanson de Nada qui conclut le film (…) nous rappelle qu’il suffit de retrousser ses manches et de compter sur nous-mêmes. »

Andrea D’ADDIO, filmup.com

Daniele Vicari
Daniele Vicari

Daniele Vicari (1967, Collegiove – Latium) est diplômé en Histoire et critique du cnéma à l'Université La Sapienza à Rome. Il collabore à des mensuels de cinéma, réalise deux courts-métrages et partcipe en 1997 au film documentaire collectif Partigiani. Sa filmographie marquée par un engagement socio-politique comporte essentiellement des documentaires, sa première fiction datant de 2002, Velocità massima.
Réalisations notoires : L'orizzonte degli eventi (2005), Il mio paese (2006), Il passato è une terra straniera (2008), La nave dolce (2012), Diaz – Non pulite questo sangue (2012, Diaz – Un crime d'État), Sole, cuore, amore (2017), Prima che la notte (2018)

BANDE ANNONCE

https://festival-villerupt.com/wp-content/uploads/2020/05/87.jpg

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Daniele Vicari

Scénario : Antonio Medici, Daniele Vicari

Image :  Gherardo Gossi

Montage : Benni Atria

Musique : Massimo Zamboni

Producteur (s) : Gregorio Paonessa, Marta Donzelli, Fabrizio Grosoli

Productions : Vivo Film, Centenario CGIL, RAI Cinema

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : 

Année : 2006
Durée : 1h 40
Pays de producion : Italie