IL MIRACOLO

IL MIRACOLO

Edoardo Winspeare

IL MIRACOLO

Tarente, dans les Pouilles. Tonio (Claudio D’Agostino) a 12 ans, c’est un garçon sensible et il supporte mal les disputes continuelles de ses parents (Carlo Bruni,
Anna Ferruzzo). Un jour il est renversé par une voiture. Cinzia (Stefania Casciaro), la jeune femme qui était au volant, panique et s’enfuit sans le secourir. À l’hôpital, pendant la nuit, Tonio sort du coma, il se lève et déambule dans les couloirs. Dans une chambre, il voit un mourant ; Tonio le touche et le coeur de l’homme se remet à battre. Est-ce un miracle ? Dans les jours qui suivent, Tonio essaie d’expliquer à ses parents l’impression étrange qu’il a éprouvée, une sorte de lumière intérieure. La nouvelle se diffuse rapidement et commence à intéresser les médias. Cinzia vit une mauvaise passe. Elle a perdu son emploi et se retrouve à la rue. Au cours de l’enquête de police, Tonio a reconnu Cinzia mais il ne l’a pas dénoncée. Il veut reprendre contact avec elle et lui venir en aide.

 

« Le thème de la transcendance figure aussi dans mes deux films précédents. Je pense qu’elle est présente dans la vie de chacun, même si à certains moments on
essaie de l’occulter.[…] Nous avons senti le besoin de la raconter à travers le regard d’un enfant. Sa quête est spirituelle, mais Il miracolo est un film laïque. […] Dans
Pizzicata et Sangue vivo où l’accent est mis sur les traditions populaires on comprend mieux encore comment le Sud est pénétré de spiritualité. Les grandes manifestations populaires, telles que le tarentisme ou la procession du Vendredi Saint à Tarente sont des phénomènes complexes, profonds et problématiques. La procession elle-même, que nous avons filmée, a bien changé par rapport à il y a quelques années. C’est un phénomène global pour la ville : on y retrouve les ouvriers de la CGIL et les punks aux côtés des bonnes soeurs. Ce qui signifie que ce n’est pas un simple fait religieux mais un vrai rituel cathartique. »

Propos recueillis par Marco LUCERI, drammaturgia.it, 22 juin 2005

 

« Winspeare, on le sait, a un regard obstiné. Il croit à la beauté et il réussit à la dénicher même dans un décor dégradé qui se reflète dans les cœurs et les âmes. Il la
déniche dans les yeux d’un gamin ou dans le visage désespéré d’une fille qui est au bord du suicide. Il la trouve dans la « Solea », ce mélange de lieux, de musiques et
d’odeurs qui devient pure lumière. C’est la lumière de Tarente, avec ses contrastes symboliques, qui envahit tout. Elle éclaire, elle illumine et elle explique : le vrai miracle se trouve justement dans ce regard qui redécouvre la valeur de l’amour absolu et de sa force explosive. Moins viscéral que son film précédent, le très beau Sangue vivo, mais sans doute plus ambitieux, Il miracolo est un film réfléchi, authentique et sincère. »

Mauro GERVASINI, filmtv.it, 9 septembre 2003

 

Edoardo Winspeare
Edoardo Winspeare

« Si tu veux parler de l’universel, parle de ton village ». Edoardo Winspeare (1965, Klagenfurt) fait sienne cette injonction de Léon Tolstoï, et ses sept long-métrages, de Pizzicata (1995) à La vita in comune (2017) en passant par Sangue vivo (2000), Il miracolo (2003), Galantuomini (2008), In grazia di Dio (2014), parlent tous de ce finis terrae italien qu’est le Salento, tout en bas au bout des Pouilles. Partisan d’un cinéma artisanal, il crée en 1999 Saietta Film, une maison de production indépendante.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Edoardo Winspeare

Scénario : Giorgia Cecere, Pierpaolo Pirone

Image :  Paolo Carnera

Montage : Luca Benedetti

Musique : Officina Zoe

Producteur (s) : Maurizio Tini

Productions : Sidecar Films & TV, Rai Cinema, avec la contribution du MiBAC et le soutien d'Apulia Film Commission

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Trade

Interprètes : 

Claudio D&39;Agostino, Stefania Casciaro, Carlo Bruni, Anna Ferruzzo, Sarino Sambito, Angelo Gamarro, Celeste Casciaro

Année : 2003
Durée : 1h 32
Pays de producion : Italie