IL PAESE DELLE SPOSE INFELICI

IL PAESE DELLE SPOSE INFELICI
ANNALISA

Pippo Mezzapesa

IL PAESE DELLE SPOSE INFELICI

ANNALISA

Dans une bourgade de la province de Tarente dans les Pouilles. Francesco (Nicolas Orzella), est un garçon de quinze ans. Il veut se faire de nouveaux amis, ceux de la Cosmica, qu’il voit jouer au foot et dont Zazà (Luca Schipani) est le chef indiscuté. Mais eux, ce sont des enfants de la rue, alors que ses parents à lui (Rolando Ravello, Valentina Carnelutti) sont des notables. Zazà est issu d’une famille de malfrats qui vit de petites combines ; il ne voit son salut qu’à travers le football où il excelle. Après une séance initiatique, Francesco est admis dans le groupe. Il est baptisé Veleno (Poison) et garde les buts de l’équipe. Veleno et Zazà deviennent amis.
Le décor des cheminées et des fumées des usines, la pollution, la drogue et les invectives démagogiques de Vito Cicerone, un politique local en ascension, ne promet rien de bon à ces adolescents. Mais leurs jours commencent à prendre une tournure inattendue lorsqu’une étrange madone errante, la très belle, mystérieuse et sensuelle Annalisa (Aylin Prandi), entre dans leurs vies en s’envolant du haut d’une église, vêtue d’une robe de mariée. Elle devient alors une légende énigmatique pour les jeunes et une source de troubles passionnels pour Zazà et Veleno…

 

Annalisa, interprétée par une jeunesse éblouissante aux faux airs de Charlotte Rampling, reste le personnage le plus convenu de l’histoire (…) Le réalisateur se sort comme il peut de ce piège faussement romanesque… Ce qu’il réussit à saisir, en revanche – et magnifiquement -, c’est la déliquescence de cette Italie du Sud en crise, en léthargie. Peu à peu, il en fait la proie facile d’un nationalisme exacerbé, reflet d’un fascisme d’autant plus effrayant qu’apaisé. Dédiabolisé, comme on dit aujourd’hui… Dans la tradition des grands humanistes de jadis, il peint, aussi, avec ferveur, ceux qu’il appelle des « héros de chair et de rêves ». Les deux ados dont la fraternité naît et survit en dépit de leurs origines sociales. Et aussi leur entourage, à commencer par cet entraîneur de foot qui, contre toute logique, espère voir l’un de ses protégés aller jusqu’à Turin, jusqu’à la Juve. Et ces matchs amateurs, il les filme avec un étonnant mélange d’enthousiasme et de mélancolie… Bref, les cinéphiles devraient retenir son nom : Pippo Mezzapesa est un débutant rudement doué.
Pierre MURAT, Télérama, 1 août 2012

 

Pippo Mezzapesa
Pippo Mezzapesa

Pippo Mezzapesa (Bitonto – Bari, 1980 aborde le cinéma en autodidacte par le biais du court-métrage à partir de 2001 et du documentaire (2008), deux genres
cinématographiques qu’il n’abandonne pas après avoir réalisé Il paese delle spose infelici (2011, Annalisa ) son premier long-métrage de fiction. Comme ses précédentes réalisations, Il bene mio a pour cadre les Pouilles, sa région.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Pippo Mezzapesa

Scénario : Antonio Leotti, Antonella Gaeta, Pippo Mezzapesa, d’après le roman de Mario Desiati

Image :  Michele D'Attanasio

Montage : Giogiò Franchin

Musique : Pasquale Catalano

Producteur (s) : Domenico Procacci

Productions : Fandango, Rai Cinema, avec la contribution du MiBAC, avec le soutien de l’Apulia Film Commission

Distribution France : Bellissima Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : 

Nicolas Orzella, Luca Schipani, Aylin Prandi, Antonio Gerardi, Rolando Ravello, Valentina Carnelutti, Nicola Rignanese, Teresa Saponangelo, Michele D’Attanasio

Année : 2011
Durée : 1h 22
Pays de producion : Italie