IL POSTINO

IL POSTINO
LE FACTEUR

Michael Radford

IL POSTINO

LE FACTEUR

1952. Sur une petite île du sud de l’Italie, Mario Ruoppoli (Massimo Troisi) est fils de pêcheur, une activité qu’il déteste. Il est recruté comme facteur et il n’a qu’une seule adresse à desservir : celle de Pablo Neruda (Philippe Noiret), le célèbre poète chilien en exil. Peu à peu les deux hommes sympathisent et Mario, admiratif, découvre la poésie et ses métaphores. Neruda l’aide même à conquérir celle qu’il aime, Beatrice (Maria Grazia Cuccinota), et sera son témoin devant l’autel. Lorsque le bannissement de l’exilé prend fin, pour Mario la belle histoire s’achève, et ce ne sont pas les articles de presse que lui réserve le receveur des postes et militant communiste (Renato Scarpa) qui comblent le vide de son existence. Avec le magnétophone que lui a laissé son ami, il enregistre les bruits et les sons de l’île ainsi que les battements du cœur de l’enfant à qui Beatrice va donner le jour.

Quelques années plus tard, quand Neruda revient sur l’île, le facteur n’est plus là : Mario est décédé au cours d’échauffourées avec la police lors d’une manifestation à Naples où il s’apprêtait à lire un poème qu’il avait écrit en hommage au camarade Neruda.

 

« Même s’il n’était pas un bon film, Il Postino serait assurément un film bon, parce qu’au lieu de concentrer l’émotion dans la colère, l’exaltation ou le désespoir, il la ralentit, la distille dans la timidité, l’hésitation, la gentillesse, la mélancolie. Et, de tout cela, Massimo Troisi est la « métaphore ». Le récit est bâti sur une rencontre, celle d’un jeune homme pauvre et inculte avec un autre monde, moderne, civilisé, cultivé, et un autre univers, l’univers poétique: c’eût été une fable pour enfants si par son jeu, tout en esquives, en esquisses, en audaces retenues, en silences, en bégaiements, en phrases inachevées, Massimo Troisi, timide et lunaire, ne l’avait ralentie, diffractée, pacifiée, transformée en processus moléculaire, de longue durée, événement central où viennent converger les petits et grands moments d’une vie entière. »

Robert Maggiori, Libération, 27 avril 1996

 

Massimo Troisi tenait énormément au projet et, contre l’avis de ses médecins, retarda une opération cardiaque pour pouvoir le tourner.  La réalisation fut finalement confiée à Michael Radford. Troisi succomba à une crise cardiaque le lendemain du dernier jour de tournage.

Michael Radford

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Michael Radford

Scénario : Furio Scarpelli, Giacomo Scarpelli, Anna Pavignano, Michael Radford, Massimo Troisi, librement inspiré du roman d'Antonio Skármeta Une ardente patience

Image :  Franco Di Giacomo

Montage : Roberto Perpignani

Musique : Luis Enriquez Bacalov

Producteur (s) : Mario Cecchi Gori, Vittorio Cecchi Gori, Gaetano Daniele

Productions : Cecchi Gori Group, Esterno Mediterraneo Film, Blue Dahlia Productions, Le Studio Canal +, K2 Two

Distribution France : Park Circus

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Massimo Troisi, Philippe Noiret, Maria Grazia Cucinotta, Renato Scarpa, Linda Moretti, Anna Bonaiuto, Mariano Rigillo, Sergio Solli, Carlo Di Maio, Nando Neri, Vincenzo Di Sauro, Orazio Stracuzzi, Alfredo Cozzolino

Année : 1994
Durée : 1h 48
Pays de producion : Italie, France, Belgique