IL POSTO DELL’ANIMA

IL POSTO DELL’ANIMA

Riccardo Milani

IL POSTO DELL’ANIMA

Une multinationale américaine du pneumatique décide de fermer une usine dans les Abruzzes avec pour conséquences chômage et mort lente pour la commune. Le personnel n’accepte pas ce diktat imposé par les lois du marché et la lutte s’engage. David contre Goliath.

Il y a Antonio (Silvio Orlando), un idéaliste qui se bat pour rester au pays, fiancé de longue date à Nina (Paola Cortellesi) qui, elle, a préféré aller chercher du travail à Milan ; Salvatore (Michele Placido), un vieux syndicaliste, en perpétuel conflit avec son fils dont il ne comprend pas la mentalité ; Mario (Claudio Santamaria), marié depuis peu, avec des emprunts à rembourser et qui cherche désespérément d’autres solutions. Ensemble ils inventent des formes de lutte originales qui attirent télévisions et sympathies de l’opinion, tout en dénonçant les mauvaises conditions de travail qui ont ruiné la santé d’un grand nombre d’entre eux. Mais le conflit traîne et l’attention des médias se porte sur d’autres sujets. Oubliés de tous, la fermeture devient inéluctable, malgré un beau baroud d’honneur.

 

Il y a bien des années, Wajda avait dit à propos de son film L’homme de fer « ce n’est pas un grand film, dans quelques années on l’aura peut-être oublié, mais c’est ce qu’aujourd’hui un intellectuel polonais qui se respecte doit faire ». Wajda n’hésite pas aller à contre-courant et à donner la parole à des personnages que d’autres cinéastes considèrent comme des zombis. Dans le film il y a quelqu’un qui s’interroge : « Ça existe encore les ouvriers ? » Oui, ça existe encore, et Milani le rappelle, suivant en cela l’exemple déjà ancien de cinéastes français, anglais, belges et espagnols. Une réponse belle et bonne dans un pays que l’on voudrait intoxiqué de mauvaise télévision, avili par le cynisme et en proie à une classe politique qui confond intérêt personnel et bien commun. Des films comme celui-ci aident à se sentir moins seuls.

Umberto Rossi, cinecriticaweb.it

Riccardo Milani
Riccardo Milani

Riccardo Milani est un ami du Festival où il vient régulièrement présenter ses films, depuis La guerra degli Antò (1999). En 2003 il réalise Il posto dell'anima et depuis il alterne des œuvres pour la télévision (dont Cefalonia en 2005 et  Tutti pazzi per amore 1 et 2, 2008 et 2010) et des comédies populaires ancrées dans la réalité sociale italienne : Benvenuto Presidente ! (2013), Scusate se esisto (2014), Mamma o papà (2017), Come un gatto in tangenziale (2017). Ma cosa ci dice il cervello (2019)  est son 6e long-métrage avec Paola Cortellesi, son épouse.

En 2015, Riccardo Milani a reçu l’Amilcar de la ville de Villerupt.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Riccardo Milani

Scénario : Domenico Starnone, Riccardo Milani

Image :  Arnaldo Catinari

Montage : Marco Spoletini

Musique : Leandro Piccioni

Producteur (s) : Lionello Cerri

Productions : Albachiara, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Adriana Chiesa Enterprises

Interprètes : Michele Placido, Silvio Orlando, Claudio Santamaria, Paola Cortellesi, Imma Piro, Flavio Pistilli, Maria Laura Rondanini, Alessandra Albo, Domenico Baioccu, Michele Buccini, Ermano Grassi, Davide Rossi, Ennio Tozzi

Année : 2003
Durée : 1h 46
Pays de producion : Italie