IL ROSSO E IL BLU

IL ROSSO E IL BLU

Giuseppe Piccioni

IL ROSSO E IL BLU

Un lycée, c’est tout un univers. L’humanité entière s’y trouve, avec ses doutes, ses espoirs, ses déceptions, ses projets. Les jeunes y sont toujours pareils, les adultes en revanche sont affectés par le temps qui passe et emporte bien des certitudes. C’est vrai partout, et aussi dans ce lycée de la banlieue romaine, que Madame le Proviseur (Margherita Buy) dirige avec zèle et méthode. « Au lycée, il y a ce qui se passe dedans et ce qui se passe dehors. Nous, on s’occupe de ce qui se passe
dedans ». C’est bien dit, mais les principes ne résistent pas à certaines réalités de la vie. C’est dans ce lycée qu’est nommé un jeune vacataire (Riccardo Scamarcio) avec des principes solides auxquels il n’entend pas renoncer, même si un vieux collègue (Roberto Herlitzka) lui montre comme dans un miroir les effets du désenchantement.

 

« Giuseppe Piccioni, un cinéaste au style si délicat, ne pouvait pas tourner un livre blanc sur les erreurs et les horreurs du système éducatif : « Je n’ai pas écrit un essai, je ne fais pas des films pour qu’ils deviennent des sujets de talk-show, je n’ai pas le sens de la sociologie, et selon moi le débat sur l’euthanasie a nui au film de Bellocchio Bella addormentata. J’aimerais qu’à travers mon film on puisse discuter de quelque chose qui dépasse le sujet. Il y a le désespoir et la confiance entre personnes d’âges différents, entre élèves et enseignants, entre adultes et adolescents ». Il rosso e il blu est tiré du livre de Marco Lodoli qui dit que le système éducatif actuel est aseptisé, un tableau vide, quand bien même électronique : « La mode des compétences, le style anglo-saxon, les petites croix et les tests ». Mais tout cela non plus n’est pas évoqué dans le film. Il y a en revanche « cette oscillation entre illusions et déceptions qui sont indissociables ». »

Valerio CAPPELLI, Corriere della Sera, 18 septembre 2012

 

 

Giuseppe Piccioni
Giuseppe Piccioni

Giuseppe Piccioni est né en 1953 dans les Marches. Après avoir une formation à la Scuola di cinema Gaumont, il crée avec Domenico Procacci la société de production Vertigo Film avec laquelle il réalise en 1987 son premier long-métrage Il grande Blek. Son cinquième film, Fuori dal mondo (1998) remporte cinq David di Donatello et de nombreux prix dans divers festivals. À Venise en 2001, Luigi Lo Cascio et Sandra Ceccarelli meilleurs acteur et actrice pour Luce dei miei occhi.
Autres réalisations : Chiedi la luna (1991), Condannato a nozze (1993), Cuori al verde (1996), La vita che vorrei (2004), Giulia non esce la sera (2009), Il rosso e il blu (2012)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Giuseppe Piccioni

Scénario : Giuseppe Piccioni, Francesca Manieri, d’après le roman de Marco Lodoli

Image :  Roberto Cimatti

Montage : Esmeralda Calabria

Musique : Stefano Ratchev, Mattia Carratello

Producteur (s) : Donatella Botti

Productions : Bianca Film, Rai Cinema, Cinecittà Studios, avec la contribution du MiBAC et le soutien de Regione Lazio

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Com

Interprètes : 

Margherita Buy, Riccardo Scamarcio, Roberto Herlitzka, Lucia Mascino, Davide Giordano, Nina Torresi, Silvia D&39;Amico, Elena Lietti, Ionut Paun, Gene Gnocchi, Alexandru Marian Binde

Année : 2012
Durée : 1h 38
Pays de producion : Italie