IL TRITTICO DI ANTONELLO

IL TRITTICO DI ANTONELLO

Francesco Crescimone

IL TRITTICO DI ANTONELLO

C’est le hameau de Rafforosso, oùse trouve le triptyque – bien mal en point – de l’école d’Antonello, qui sert de toile de fond aux événements que vont vivre, dans trois contextes historiques différents, trois femmes issues d’une même famille. Ces événements ne sont pas d’une importance capitale, mais il évoquent une « histoire autre », empreinte des remords de celle qui est racontée au grand jour. Le film se dénoue en trois épisodes : fièvre, fureur et fiel. Les vies de Vera, Saveria et Martina permettent de reconstituer, avec un regard critique, le parcours historique de la Sicile. Premier

la fièvre : En 1894, la Sicile est en état de siège et les procès contre les militants des Fasci dei Lavoratori. Vera est confinée par son père dans le hameau parce qu’elle refuse d’épouser Attilio dont elle attend un enfant. Elle aime Saverio, membre du comité clandestin, qui est même d’accord pour reconnaître l’enfant. Mais son père refuse son consentement car Saverio est recherché… A la naissance de Saveria, elle se soumet… 

la fureur : En 1946, Saveria se retire au village. Il lui est clair que l’aventure de l’indépendance sicilienne a fait long feu. Un groupe de militants séparatistes arrive pourtant dans le hameau avec huit otages auprès desquels elle se prodigue tout en cherchant à obtenir des séparatistes leur libération…  

le fiel : Martina est malade. Son père, un neveu de Saveria, est décédé. Anna, sa mère, vit avec Stefano qui était son amant dès avant son veuvage. Ils voudraient monter à Rafforosso un musée du folklore à partir des collections du défunt. Martina joue les amoureuses avec Stefano et Anna laisse faire, pensant que cela peut l’aider à remonter la pente…

 

« L’histoire du Sud n’a toujours été que partiellement mise en évidence. L’historiographie oublie volontiers qu’à la fin du siècle dernier, dans beaucoup de régions se sont créés des cercles des Fasci dei lavoratori pro siciliens. Le mouvement n’a pas duré… Puis avec le fascisme, voici l’Empire. Mon oncle est rentré fou d’Afrique où il était parti « volontaire », ce qui voulait dire chômeur. Le séparatisme était un événement né du peuple, un refus de servir l’Etat italien des Badoglio. J’ai reconstruit cet épisode lorsque le phénomène était dans sa phase de reflux, quand même la gauche n’était pas de son côté. Quelle autre déception l’Europe du Nord réserve-t-elle encore au Sud ? La civilisation paysanne a été effacée dans le Sud. Aujourd’hui on dit que le Sud est hors de l’Etat. De quel Etat ? L’Italie ou l’Europe ? Hors de l’histoire ? Et dans son for intérieur, qu’est-il donc ? »

 

Francesco CRESCIMONE est né près de Catane en 1937. Après ses études universitaires il s’inscrit au Centro Sperimentale di Cinematographia. Assistant réalisateur de Pietro GERMI, en 1964 sur Sedotta e abbandonata, co-scénariste de Folco LULLI en 1967 sur Gente d’onore il collaborera avec ZAVATTINI en 1971 et à plusieurs reprises avec Eduardo DE GREGORIO. A partir de 1973, il travaille pour la RAI. Il trittico di Antonello est son premier long métrage pour le cinéma.

 

 

Francesco Crescimone

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Francesco Crescimone

Scénario : Francesco Crescimone, Maria Vera Civello, Faustina Morgante

Image :  Domenico Ciampanella

Montage : Alessandro Corradi

Musique : Massimo Benedetti

Producteur (s) : 

Productions : Coop Golem Film

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Lorena Benati, Luigi Amodeo, Marcello Perrachio, Lydia Alfonsi, Biagio Barone, Lorenza Indovina, Adriana Alben, Pino Amendola, Tino Belloni.

Année : 1992
Durée : 1h 46
Pays de producion : Italie