IN FABBRICA

IN FABBRICA

Francesca Comencini

IN FABBRICA

In fabbrica est une histoire de visages, de figures d’ouvriers, un portrait humain des personnes qui ont peuplé et qui peuplent encore les usines italiennes. C’est un hommage à leur travail, à leurs gestes, à leur professionnalisme. C’est une mosaïque de voix, de dialectes, un portrait de la grande et de la petite usine qui à elles deux nous renvoient une image de l’Italie.
Ce récit débute au portail d’entrée d’une usine des années cinquante. À l’ouverture de la grille, les travailleurs se pressent, certains à pied, d’autres poussant leur bicyclette. Il s’agit d’anciennes images d’archives de la RAI tournées dans une usine sidérurgique. À l’intérieur les ouvriers sont au travail : précis, calculant minutieusement leurs gestes, en supportant le bruit environnant. C’est de cette usine, au lendemain de la guerre, que commence notre voyage à travers la conscience ouvrière du XXe siècle pour en comprendre et en restituer toutes les transformations.
La narration est confiée à la voix des ouvriers ; ce sont eux qui racontent leur propre travail, leurs aspirations, leurs défaites, leurs espoirs. Le récit est constitué d’interviews d’époque, extraites d’archives, et de témoignages directement recueillis dans une usine en activité. De l’Italie rurale à celle du miracle économique, des luttes de l’automne chaud de 1980 avec ses 35 jours de grève continue chez Fiat, jusqu’à aujourd’hui, à travers les visages et les voix des ouvriers.

 

« C’est un documentaire, souvent émouvant, toujours précis, qui nous entraîne dans un voyage palpitant à travers les mutations de la classe ouvrière italienne, des années de la pauvreté et de l’émigration vers le Nord au boom économique, jusqu’aux premiers signes de la récession. Avec des images inoubliables (…) Un long chemin d’histoire qui nous conduit tout droit à la crise et à la perte d’identité de la classe ouvrière et à l’affligeante vérité annoncée par le commentaire du début du film : les ouvriers, on en parle seulement lorsqu’ils meurent. »

Irène Bignardi, La Repubblica, 8 mai 2009

Francesca Comencini
Francesca Comencini

Francesca Comencini (Rome, 1961) réalise son premier film, Pianoforte, en 1984. Elle collabore avec son père Luigi au scénario d' Un ragazzo di Calabria (1987) , puis réalise La lumière du lac (1988). Parmi ses films de fictions citons : Le parole di mio padre (2001), Mi piace lavorare (2004, J'aime travailler), Lo spazio bianco (2009), Un giorno speciale (2012, Une journée à Rome), Amori che non sanno stare al mondo (2017).
Également remarquée pour ses documentaires, Carlo Giuliani, ragazzo (2002), In fabbrica (2007), elle coréalise en 2014 la série Gomorra.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Francesca Comencini

Scénario : Michele Astori, Francesca Comencini

Image :  Valerio Azzali, matériel d’archives

Montage : Massimo Fiocchi

Musique : 

Producteur (s) : 

Productions : Rai Cinema, Rai Teche, Offside

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : 

Année : 2007
Durée : 1h 13
Pays de producion : Italie