LA FAMIGLIA

LA FAMIGLIA
LA FAMILLE

Ettore Scola

LA FAMIGLIA

LA FAMILLE

Le film s’ouvre, à Rome en 1906, dans un grand appartement cossu du quartier Prati où la famille pose pour la photographie autour du patriarche, à l’occasion du baptême du petit Carlo. Il se clôt quatre-vingts ans plus tard, dans le même appartement, avec la famille au complet qui célèbre l’anniversaire de Carlo. Entre ces deux séquences, de dix ans en dix ans, se déroule toute la vie de Carlo (Emanuele Lamaro, Andrea Occhipinti, Vittorio Gassman) et de ses proches : Aristide (Memè Perlini), son père, fonctionnaire d’État qui s’adonne à la peinture ; Susanna (Hania Kochansky), sa mère, musicienne dans l’âme ; Giulio, son bouillant frère marqué par la campagne d’Abyssinie en 1936 ; ses deux amours, deux sœurs, Adriana (Jo Champa, Fanny Ardant) et Beatrice (Stefania Sandrelli) qu’il épouse et qui lui donne deux enfants, Paolino et Maddalena ; Millina, Margherita et Luisa, les trois tantes célibataires ; Adelina (Ottavia Piccolo), la bonne toute dévouée à la famille… et d’autres encore.

 

Solidement construit et réalisé, tantôt amusant, tantôt dramatique, mais traité en demi-teintes, ce film est une suite de moments privilégiés par la mémoire affective de Carlo, depuis sa petite enfance jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans. Il y a des moments creux du quotidien et des moments forts quand l’amour, les passions ou les disputes de famille s’en mêlent. Les destins s’entrecroisent au fil de cette évocation qui, tout en suivant un ordre chronologique, est en fait une remontée du passé vers notre présent, à travers la sensibilité de Carlo et celle du cinéaste. Le film retient seulement ce qui s’est passé dans l’appartement, un très beau décor, dont le mobilier se modifie avec les années ; de lents travellings dans le couloir central ponctuent les épisodes de cette chronique, pour exprimer, tout en faisant allusion à la réalité extérieure, l’essentiel d’un cycle de la nature humaine.

Jacques Siclier, Télérama, 31 août 1988

 

Ettore Scola
Ettore Scola

Ettore Scola (Trevico, 1931 – Rome, 2016) débute comme collaborateur de la revue satirique Marc'Aurelio, puis au cinéma, comme scénariste, notamment avec Risi et Pietrangeli. Il réalise son premier film, Se permettete parliamo di donne (Parlons femmes) en 1964. Avec un style audacieux et une analyse féroce de la société moderne, il s'impose par la suite parmi les maîtres de la comédie à l'italienne.

Filmographie partielle : Dramma della gelosia (1970, Drame de la jalousie), C'eravamo tanto amati (1974, Nous nous sommes tant aimés), Brutti, sporchi e cattivi (1976, Affreux, sales et méchants), Una giornata particolare (1978, Une journée particulière), La terrazza (1980, La terrasse), La nuit de Varennes (1982, Il mondo nuovo), Ballando ballando (1983, Le bal), La famiglia (1987, La famille), Splendor (1989), Romanzo di un giovane povero (1995, Le roman d'un jeune homme pauvre), Che strano chiamarsi Federico: Scola racconta Fellini (2013, Qu'il est étrange de s'appeler Federico)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ettore Scola

Scénario : Ettore Scola, Ruggero Maccari, Furio Scarpelli, Graziano Diana

Image :  Riccardo Aronovich

Montage : Ettore Scola, Francesco Malvestito

Musique : Armando Trovajoli

Producteur (s) : Franco Committeri

Productions : Massfilm, Cinecittà, RAI-Radiotelevisione Italiana , Cinémax France, Les Films Ariane

Distribution France : Tamasa Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Fanny Ardant, Massimo Dapporto, Carlo Dapporto, Jo Champa, Ottavia Piccolo, Athina Cenci, Monica Scattini, Philippe Noiret, Ricky Tognazzi, Giuseppe Cederna, Sergio Castellitto

Année : 1986
Durée : 2h 07
Pays de producion : Italie, France