LA FEBBRE

LA FEBBRE
QUELQU'UN DE BIEN

Alessandro D’Alatri

LA FEBBRE

QUELQU’UN DE BIEN

Crémone, de nos jours. Mario Bettini a trente ans, il est géomètre, il fait des études d’architecture et il a un rêve : ouvrir une discothèque dans un entrepôt désaffecté. Le rêve de son père, par contre, était de le voir « casé », avec un travail fixe. C’est ainsi que quatre ans après un concours qu’il avait complètement oublié, et alors que son père est mort, Mario reçoit une lettre de la mairie qui l’informe qu’il est embauché. Même si ce n’est pas le boulot dont il avait rêvé, Mario s’y met avec enthousiasme. Mais « le jeu est truqué », la société fonctionne selon certains mécanismes qui font qu’un jeune, surtout s’il est brillant, peut devenir un problème pour un supérieur auquel il pourrait porter ombrage. On ne lui donne que des tâches sans intérêt, comme le suivi de la restructuration du cimetière. Voudrait-on le pousser à se plier à une vie routinière dans l’attente de la retraite que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Mario refuse ce destin, surtout après qu’il a rencontré Linda, une étudiante belle et libre, qui travaille dans une discothèque pour vivre mais qui aime la poésie, Walcott en particulier, sur lequel elle prépare une thèse. Elle a obtenu une bourse pour aller aux États-Unis. Elle donne à Mario le courage nécessaire pour trouver sa voie.

 

« C’est un film à l’ancienne mais il parle de l’Italie d’aujourd’hui. À première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’une énième histoire de groupe, ou de famille, que notre cinéma traîne comme un boulet, alors que c’est en fait l’histoire d’un individu et de sa bataille solitaire, féroce, obstinée, contre la médiocrité générale. […] La febbre d’Alessandro D’Alatri, peut-être son film le plus ambitieux et le plus abouti (si on laisse de côté certains effets spéciaux superflus…), comporte aussi beaucoup d’autres facettes. C’est une pierre tombale sur le mythe de la chère vieille province travailleuse et sanguine, tenace et active (nous sommes à Crémone), parce que la jalousie et la médiocrité prospèrent partout. C’est une galerie de personnages bien construits, de visages justes, de bons dialogues, de scènes réussies. Mais le scénario bien structuré cache un arrière-goût amer qui conjugue la rage et la déception plus que la révolte et la raillerie grimaçante. »

Fabio FERZETTI, Il Messaggero, 1er avril 2005

Alessandro D’Alatri
Alessandro D’Alatri

Alessandro D'Alatri (1955, Rome) débute comme acteur au théâtre et au cinéma, notamment avec Giorgio Strehler, Visconti et De Sica. Comme réalisateur il débute par des spots publicitaires avant son premier long-métrage, Americano rosso, en 1991, pour lequel on lui décerne le David di Donatella du meilleur réalisateur débutant. Puis Senza pelle (1994) est récompensé par le David di Donatello et le Ciak d'or pour le meilleur scénario.
Autres réalisations remarquées : I giardini dell'Eden (1998), Casomai (2002), La febbre (2005, Quelqu'un de bien), Commediasexi (2006), Sul mare (2010)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Alessandro D’Alatri

Scénario : Alessandro D’Alatri, Gennaro Nunziante, Domenico Starnone

Image :  Italo Petriccione

Montage : Osvaldo Bargero

Musique : Fabio Barovero, Roy Paci, Negramaro, Simone Fabbroni

Producteur (s) : 

Productions : Rodeo Drive, Rai Cinema

Distribution France : Acadra Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Fabio Volo, Valeria Solarino, Cochi Ponzoni, Gisella Burinato, Marco Baliani, Arnoldo Foà

Année : 2005
Durée : 1h 48
Pays de producion : Italie