LA GIUSTA DISTANZA

LA GIUSTA DISTANZA

Carlo Mazzacurati

LA GIUSTA DISTANZA

Un petit village dans le delta du Pô peuplé de braves gens sans histoires. Il  a bien un éventreur de chiens qui sévit nuitamment dans la contrée mais personne ne sen soucie vraiment. Et même lorsque la police découvre un atelier clandestin où travaillent quelques dizaines de sans papiers, ils ne se sentent pas concernés.

La vieille institutrice est malade; une jeune femme, Mara, vient la remplacer. Elle est aussitôt au centre des attentions des habitants qui l’accueillent gentiment, les hommes surtout. Hassan, en particulier est comme fasciné. Il est depuis suffisamment longtemps le garagiste du lieu pour qu’on oublie qu’il est étranger. Mais lorsque Mara est retrouvée morte, il est le coupable tout indiqué…

 

La giusta distanza, du moins dans sa première partie, raconte donc une histoire d’amour, presque sur le ton de la comédie de mœurs, montrant le microcosme du village, son quotidien débonnaire et même sa tolérance.

Cependant, comme dans le cas des chiens éventrés, il y a quelque chose qui contredit cette douceur apparente. C’est le regard de désir inavoué qui se porte sur Mara (elle aussi, du reste, en tant qu’intellectuelle et citadine, vient d’ailleurs). C’est aussi une vieille folle qui traverse la nuit sur un bateau à la dérive. C’est enfin un meurtre et son coupable annoncé.

Quelle est la juste distance par rapport à la maladie spirituelle qui se propage à Concadalbero ? Telle est la question que Giovanni finit par se poser. Sa réponse est qu’aucune distance n’est juste face à l’horreur morale. Ce qui est juste, en revanche, c’est de prendre parti, même si cela signifie se confronter à l’Histoire, sans la protection de la douce quiétude du petit bourg, ni celle del a cruelle innocence du lieu commun.

Roberto Escobar, Il Sole – 24 Ore, 24 novembre 2007

Carlo Mazzacurati
Carlo Mazzacurati

Carlo Mazzacurati (Padoue, 1956-2014) est toujours resté très attaché à sa Vénétie natale où se déroulent pratiquement tous ses films. Après son premier film, Notte italiana,  sa filmographie compte dix-sept autres films qui mettent en scène des perdants aux prises avec un monde impitoyable. Son dernier film, La sedia della felicità, est sorti en salle en avril 2014, trois mois après sa mort.

Filmographie : Notte italiana (1987), Il prete bello (1989), Il toro (1994), Vesna va veloce (1996), L'estate di Davide (1998), La lingua del santo (2000), A cavallo delle tigre (2002), L'amore ritrovato (2004, Une romance italienne), La giusta distanza (2007), La passione (2010), La sedia della felicità (2014) 

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Carlo Mazzacurati

Scénario : Doriana Leondeff, Carlo Mazzacurati, Marco Pettenello, Claudio Piersanti

Image :  Luca Bigazzi

Montage : Paolo Cottignola

Musique : Giancarlo Basili

Producteur (s) : Domenicco Procacci

Productions : Fandango, Rai Cinema avec la contribution du MiBAC, Misterline

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Fandango Portobello Sales

Interprètes : Giovanni Capovilla, Fabrizio Bentivoglio, Giuseppe Battiston, Valentino Lodovini, Ahmed Hafiene, Ivano Marescotti, Roberto Abbiati, Stefano Scandaletti, Natalino Balasso

Année : 2007
Durée : 1h 47
Pays de producion : Italie