LA MIA GENERAZIONE

LA MIA GENERAZIONE
MA GÉNÉRATION

Wilma Labate

LA MIA GENERAZIONE

MA GÉNÉRATION

C’est l’histoire d’un étrange « voyage en Italie », du sud au nord, dans un fourgon blindé qui convoie le détenu Braccio d’une prison spéciale sicilienne à la prison San Vittore à Milan où il pourra, au cours d’un mois d’interrogatoires, enfin revoir sa fiancée Giulia. Braccio est un détenu politique : il a été arrêté quatre ans auparavant pour appartenance à un groupuscule terroriste.

L’histoire se déroule en vingt-quatre heures au printemps 1983 alors que le phénomène du terrorisme rouge apparaît désormais vaincu et que ne subsistent que quelques épisodiques soubresauts de franges extrémistes et désespérées. Pendant le parcours défilent un petit village calabrais en lutte contre le chômage, un grand centre de Campanie où les « terroristes » sont accueillis par une sorte de rébellion populaire, une révolte dans la prison de Bologne. Enfin, pour jouer les gêneurs entre Braccio et le capitaine des carabiniers qui dirige la mission, un détenu de droit commun fait irruption dans l’histoire de manière imprévisible.
En réalité, mais Braccio ne peut l’imaginer, ce long voyage est un piège. Le jeune et sympathique capitaine est en fait un officier de la brigade antiterroriste qui doit convaincre Braccio à collaborer en échange d’une révision de sa peine et il lui fait miroiter la possibilité d’un séjour stable à Milan où il pourra renouer un réel contact avec Giulia. Ainsi s’accomplit l’itinéraire de deux personnages qui s’affrontent sur le plan politique, humain, et sur celui des caractères.

 

« Milan se découpe en arrière-plan, traversé par le chagrin de Giulia qui maintenant aime un autre homme, mais attend Braccio comme on attend un rendez-vous avec la douleur de sa vie et avec son destin. Giulia, comme beaucoup d’autres, ne peut pas dire : « je n’y étais pas, je ne savais pas ». C’est elle le symbole douloureux de « ma génération ».

La seconda volta (Mimmo Calopresti-1995), rencontre entre un professeur d’université et celle qui lui a logé une balle dans la tête, souligne la difficulté d’accorder le pardon à des terroristes « qui se sont imaginés une guerre qui n’existait pas ».

Ma génération, sorti dans la foulée du film de Calopresti, et qui en constitue le complément idéal plaide pour « l’indulto », c’est-à-dire la réduction des peines pour des ex-terroristes qui s’étaient vus appliquer des régimes spéciaux qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.

Wilma Labate (ancienne militante de « Potere operaio ») introduit une part d’autobiographie dans un sujet où sont intervenus également Paolo Lapponi et Andrea Leoni qui ont passé six ans derrière les barreaux pour faits de terrorisme ainsi que le fidèle Sandro Petraglia.

D’après Alain BICHON, Les années Moretti, Acadra Distribution, 1999

Wilma Labate
Wilma Labate

Wilma Labate (1949, Rome), diplômée en philosophie, collabore sur des programmes télévisés avec la RAI qui produit en 1932 sa première œuvre de fiction, Una notte a Roma, puis divers courts-métrages documentaires. En 1989, elle est assistante de Damiano Damiani pour Gioco al massacro, et d'Ettore Scola pour Splendor. . Après un moyen mètrage, Ciro il piccolo, en 1990, elle réalise deux fictions, Ambrogio (1992) et La mia generazione (1996). Par la suite elle participe à des films collectifs et réalise, hormis Signorina Effe (2007), essentiellement des documentaires sociaux, Lavorare stanca (1997), Genova. Per noi (2001), Qualcosa di noi (2014), Arrivederci Saigon (2018).

BANDE ANNONCE

https://festival-villerupt.com/wp-content/uploads/2020/05/133.jpg

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Wilma Labate

Scénario : Paolo Lapponi, Andrea Leoni, Francesca Marciano, Giosi Mancini, Wilma Labate, Sandro Petraglia

Image :  Alessandro Pesci

Montage : Enzo Meniconi

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : 

Productions : Compact Srl, Rai, Diana Film

Distribution France : Acadra Distribution

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Silvio Orlando, Claudio Amendola, Francesca Neri, Vincenzo Peluso,Stefano Accorsi, Hossein Taheri

Année : 1996
Durée : 1h 35
Pays de producion : Italie