LA STRADA

LA STRADA
LA STRADA

Federico Fellini

LA STRADA

Gelsomina (Giulietta Masina), une brave fille un peu simple, est vendue par sa mère qui n’arrive pas à assurer sa subsistance à Zampano (Anthony Quinn), un hercule forain. Gelsomina suit fidèlement son maître sur les routes qui les conduisent de village en village, au hasard des foires et des fêtes où elle l’assiste dans ses spectacles. Zampano est un homme bourru qui la maltraite sans scrupule mais pourtant, peu à peu, Gelsomina se prend de tendresse pour lui. Au cours de leurs pérégrinations Gelsomina rencontre un funambule, « le Fou » (Richard Basehart), violoniste et poète, qui seul sait lui parler. L’étrange affinité qui lie ces deux êtres provoque la colère de Zampano et au cours d’une rixe il tue accidentellement l’acrobate. Choquée, Gelsomina perd la raison. Devenue un compagnon de route inutile pour Zampano, celui-ci l’abandonne.

Quelques années plus tard, entendant fredonner l’air que Gelsomina jouait sur sa trompette, Zampano noie son chagrin dans le vin. Ivre, seul sur la plage, il se met à pleurer.

 

« Yeux de clown et tête d’artichaut, Gelsomina annonce avec la trompette ou le tambour l’entrée de Zampano, un costaud fruste et farouche qui répète de foire en foire son rituel d’hercule musclé. Tous deux vivent sur les routes. Une vie misérable et vagabonde. Mais c’est justement à travers des personnages comme eux que Fellini parvient à nous faire percevoir ce qui est au-delà des marges du visible, là où se cache – peut-être – le sens de la vie. Un film où il ne se passe rien (ou presque) et dans lequel le réalisme apparent de la mise en scène cache la vocation visionnaire intime de l’auteur. Entre poésie et loufoquerie, entre fable et allégorie, c’est un film hors norme, qui ne suit ni les modes ni les registres. Une tendre idylle sur la valeur de l’innocence, pour nous signifier que tout ce qui est en ce bas monde sert à quelque chose. Même un caillou. Même une étoile. Même une gelsomina. »

Gianni Canova, critique cinématographique et historien du cinéma

Rétrospective Federico Fellini – Villerupt, octobre 2018

 

Premier Oscar du meilleur film étranger pour Fellini qui en décrochera trois autres par la suite : Le notti di Cabiria (Les nuits de Cabiria), 8 1/2 (Huit et demi) et Amarcord. Giulietta Masina restera à jamais Gelsomina.

Federico Fellini
Federico Fellini

Federico Fellini (Rimini, 1920 – Rome, 1993) est l'un des plus illustres réalisateurs de l'histoire du cinéma.

Journaliste, scénariste, notamment de Rossellini, coréalisateur avec Alberto Lattuada de Luci del varietà (1950, Les feux du music-hall), il réalise en 1952 Lo sceicco bianco (Le cheik blanc) et il se démarque assez rapidement du courant néoréaliste et par la suite son œuvre foisonnante sera marquée du sceau de l'onirisme .

D'une filmographie exceptionnelle on retiendra une Palme d'or, La dolce vita (1960), quatre films oscarisés : La strada (1954), Le notti di Cabiria (1957, Les nuits de Cabiria), Otto e mezzo (1963, Huit et demi), Amarcord (1973), et aussi I vitelloni (1953), Roma (1972, Fellini  Roma), Il Casanova di Federico Fellini (1976, Le Casanova de Fellini ), La città delle donne (1980, La cité des femmes), E la nave va (1983, Et vogue le navire ), Ginger e Fred (1986, Ginger et Fred),  Intervista (1987).

En 1993 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre lui a été décerné.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Federico Fellini

Scénario : Federico Fellini, Tullio Pinelli

Image :  Otello Martelli

Montage : Leo Catozzo

Musique : Nino Rota

Producteur (s) : Dino De Laurentiis, Carlo Ponti

Productions : Ponti-De Laurentiis Cinematografica

Distribution France : Les Acacias

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart, Aldo Silvani, Marcella Rovena, Lidia Venturini, Mario Passante, Anna Primula, Gustavo Giorgi, Yami Kamadeva

Année : 1954
Durée : 1h 48
Pays de producion : Italie