LA TIGRE E LA NEVE

LA TIGRE E LA NEVE
LE TIGRE ET LA NEIGE

Roberto Benigni

LA TIGRE E LA NEVE

LE TIGRE ET LA NEIGE

« Lorsque la neige tombera sur un tigre dans une rue de Rome, alors seulement je ferai l’amour avec toi ». Une promesse qui semble destinée à ne jamais se réaliser. C’est du moins ce que croit Vittoria, la femme dont le poète Attilio est follement amoureux et qui repousse toutes ses avances. Mais le poète Attilio est d’un optimisme à tout crin et il ne se laisse pas décourager : son objectif, c’est l’amour de Vittoria, et il est sûr que tôt ou tard il y parviendra. Rien ne l’arrête, et lorsqu’il apprend que Vittoria est à l’agonie dans un hôpital de Bagdad, le poète Attilio part, et malgré toutes les difficultés, il arrive dans la ville irakienne bouleversée par la guerre et secourt sa bien-aimée. Les problèmes quotidiens sont innombrables mais rien ne résiste à son inépuisable imagination, même la guerre, qu’il affronte armé d’une tapette à mouches.

 

Pas question de dévoiler la fin. Il faut laisser à tous le plaisir de la surprise, d’autant plus que le film est une véritable boîte à malices où Roberto Benigni a mêlé la farce et la poésie, l’émotion et l’ironie, la philosophie de l’homme de la rue et la saveur douce-amère de la vie, la satire et la dénonciation. Un feu d’artifice comique qui renvoie souvent au meilleur Chaplin. On rit et on a la gorge serrée : le spectateur est enlevé dans tourbillon d’émotions et d’inventions poétiques. Si bien que rien ne lui paraît incroyable. Le film a été tourné à Rome et, de façon tout à fait crédible, en Tunisie pour les scènes de Bagdad. Le moment où Benigni, devant Vittoria qui est dans le coma, décide de prier Allah et récite un Notre Père quasiment réinventé suffit à transporter le film au ciel de la poésie.

Tullio Kezich

 

Attilio est irrésistible, joyeux, un peu désordonné, rusé, naïf, et il confond la réalité et les rêves, mais il bataille toujours contre la mort et la violence. Il est généreux et vital, avec autant de clés de lecture que son film. Surtout si vous le voyez autrement que comme un conte joué par un comique.

Giovanna Grassi

Roberto Benigni
Roberto Benigni

Roberto Benigni, né en Toscane en 1952, est acteur, scénariste, réalisateur. Après des débuts au théâtre, il participe au scénario de Berlinguer ti voglio bene (1977) de Giuseppe Bertolucci, et il  est également acteur.

Il a tourné, entre autres, sous la direction de Marco Ferreri (Pipicacadodo, 1980), Jim Jarmush (Down by law, 1986), Federico Fellini (La voce della luna, 1988), Woody Allen (To Rome With Love, 2012), Matteo Garrone (Pinocchio, 2019).

C'est en 1983 qu'il réalise son premier film, Tu mi turbi. Suivront : Non ci resta che piangere (1984), coréalisé avec Massimo Troisi, Il piccolo diavolo (1988, Le petit diable), Johny Stecchino (1991), Il mostro (1994, Le monstre), La vita è bella (1997, La vie est belle), Grand prix du jury à Cannes, 3 Oscars, 1 César, Pinocchio (2002), La tigre e la neve (2005, Le tigre et la neige).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Roberto Benigni

Scénario : Roberto Benigni, Vincenzo Cerami

Image :  Fabio Cianchetti

Montage : Massimo Fiocchi

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : Nicoletta Braschi

Productions : Melampo Cinematografica

Distribution France : Pathé

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean Reno, Emilia Fox, Gianfranco Varetto, Andrea Renzi

Année : 2005
Durée : 1h 58
Pays de producion : Italie