LA VITA CHE VORREI

LA VITA CHE VORREI

Giuseppe Piccioni

LA VITA CHE VORREI

Stefano est un acteur reconnu, mais peu communicatif, qui craint que le succès puisse l’abandonner. Laura, au contraire, débute dans le métier ; elle mène une vie désordonnée, elle ne croit pas en elle-même et n’est même pas sûre d’être faite pour être comédienne.

Ils se rencontrent lors du casting pour un film en costumes dans lequel ils doivent interpréter les protagonistes d’un remake de La dame aux camélias. Laura a besoin d’être rassurée, de répéter pour se préparer au casting, et elle demande à Stefano de faire avec elle une lecture du scénario. Ils sont vite attirés l’un par l’autre, même si le fait d’être si différents (Stefano ne fait pas de confusion entre sa vie et ses performances d’acteur, alors que Laura a besoin de vivre les émotions de ses personnages) complique les choses.

Laura est choisie pour être l’héroïne du film, aux côtés de Stefano, en même temps qu’entre eux s’installe la passion. En devenant la protagoniste du film et l’amie de Stefano, Laura s’ouvre de nouveaux horizons : les metteurs en scène s’intéressent à elle, on l’invite à dîner, l’agent de Stefano lui propose ses services… Petit à petit Stefano se demande si elle ne s’est pas servie de lui pour réussir…

Ce qu’ils n’arrivent pas à se dire (ou si peu) dans leur vie privée, ils se le disent à travers les personnages du film qu’ils tournent : le gentilhomme Federico et la courtisane Eleonora, pour laquelle il a perdu la tête. C’est ainsi que Stefano se retrouve dans une situation qu’il n’arrive plus à maîtriser : les personnages deviennent les porte-parole des comédiens, la tension sur le plateau se fait de plus en plus vive, jusqu’au moment où la séparation entre les personnages du film devient la rupture entre les comédiens qui les interprètent…

 

 

La grande qualité de La vita che vorrei est de ne jamais perdre de vue son ambition et sa résonance universelle en dépit de la proverbiale futilité du monde d’apparences dont il parle. Sa finesse est toute dans cette façon de jouer continuellement sur les nuances des deux options représentées par Laura et Stefano, de surprendre par son indulgence chaque fois que l’un semble meilleur que l’autre, de déstabiliser le spectateur en offrant tour à tour à l’un et à l’autre une chance de vérité. C’est ainsi que jouer un rôle, une activité apparemment inconsistante, devient un miroir de la vie.

Paolo D’AGOSTINI, la Repubblica, 1er octobre 2004

 

Giuseppe Piccioni
Giuseppe Piccioni

Giuseppe Piccioni est né en 1953 dans les Marches. Après avoir une formation à la Scuola di cinema Gaumont, il crée avec Domenico Procacci la société de production Vertigo Film avec laquelle il réalise en 1987 son premier long-métrage Il grande Blek. Son cinquième film, Fuori dal mondo (1998) remporte cinq David di Donatello et de nombreux prix dans divers festivals. À Venise en 2001, Luigi Lo Cascio et Sandra Ceccarelli meilleurs acteur et actrice pour Luce dei miei occhi.
Autres réalisations : Chiedi la luna (1991), Condannato a nozze (1993), Cuori al verde (1996), La vita che vorrei (2004), Giulia non esce la sera (2009), Il rosso e il blu (2012)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Giuseppe Piccioni

Scénario : Giuseppe Picioni, Linda Ferri, Gualtiero Rosella

Image :  Arnaldo Catinari

Montage : Simona Paggi

Musique : Michele Fedrigotti

Producteur (s) : Lionello Cerri

Productions : Lumière & Co., Rai Cinema, Mikado Film, MTM Medien & Television München

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes :  Sandra Ceccarelli, Luigi Lo Cascio, Galatea Ranzi, Ninni Bruschetta, Fabio Camilli, Camilla Filippi, Paolo Sassanelli, Roberto Citran, Gea Lionello

Année : 2004
Durée : 2h 05
Pays de producion : Italie, Allemagne