L’ALBERO DEGLI ZOCCOLI

L’ALBERO DEGLI ZOCCOLI
L'ARBRE AUX SABOTS

Ermanno Olmi

L’ALBERO DEGLI ZOCCOLI

L’ARBRE AUX SABOTS

Une grande ferme dans la plaine du pays bergamasque, d’un automne à un été à la fin du 19e siècle. Les bâtiments, les terres, une partie du bétail et des outils appartiennent au propriétaire à qui reviennent les deux tiers de la récolte. C’est là que vivent quatre familles de métayers, partageant leurs joies et leurs peines et aimant se retrouver pour des veillées, des fêtes ou encore pour tuer le cochon ensemble. Il y a les Batisti (Luigi Ornaghi, Francesca Moriggi) dont Menek (Omar Brignoli), leur fils de sept ans, est le seul enfant de la ferme à fréquenter l’école ; les Brena, dont la fille Maddalena (Lucia Pezzoli) est courtisée par Stefano (Franco Pilenga), un jeune homme d’une ferme voisine ; la veuve Runk (Teresa Brescianini) qui, malgré la misère, décide de garder ses six enfants au foyer ; les Finard, déchirés par la haine que se portent le père, avare, et le fils. Lorsque les beaux jours arrivent, on célèbre le mariage de Maddalena et Stefano. Mais ce printemps voit également le renvoi de Batisti qui, en cachette, a coupé un arbre pour fabriquer des sabots à son fils.

 

« Parlée en dialecte, cette chronique est une bouleversante méditation lyrique sur la civilisation terrienne de la fin du siècle dernier : elle met en évidence une dimension spirituelle que nous avons perdue. Il ne s’agit pas là d’une critique nostalgique, mais d’une analyse lucide et cordiale de nos rapports avec la nature. Le cinéaste ne raconte pas une histoire, il ne développe aucune intrigue romanesque, mais livre la peinture d’un milieu qui mêle à l’exaltation des sentiments une véritable investigation ethnographique et, simultanément, de pures effusions poétiques. […] Cette archéologie passionnée débouche au cœur d’une beauté sublime que d’aucuns, trop hâtivement, ne manqueront pas de qualifier de réactionnaire, de passéiste idéaliste, alors qu’elle interroge, au contraire, avec une force exceptionnelle, notre présent et notre avenir. »

Freddy Buache, Le cinéma italien 1945 – 1979, Éditions l’Âge d’Homme, 1979

Ermanno Olmi
Ermanno Olmi

Ermanno Olmi (Bergame, 1931 - Asiago, 2018) réalise, dans les années 1950, une quarantaine de documentaires avant de passer au long-métrage de fiction. Il connait un grand succès avec L'albero degli zoccoli (1978, L'arbre au sabots), Palme d'or à Cannes, un film au caractéristiques humanistes comme l'ensemble de son oeuvre. En 1982 il a créé Ipotesi Cinema, l'école de Bassano del Grappa, qui donne la possibilité au jeunes réalisateurs de s’exprimer. 

Filmographie : Il posto (1961, L'emploi), I fidanzati (1963, Les fiancés), E venne un uomo (1965), Un certo giorno (1968, Un certain jour), I recuperanti (1970, L'or dans la montagne), Camminacammina (1982, À la poursuite de l'étoile), Lunga vita alla signora (1987, Longue vie à la signora), La leggenda del santo bevitore (1988, La légende du saint buveur), Il mestiere delle armi (2001, Le métier des armes), Cantando dietro i paraventi (2003, En chantant derrière les paravents), Centochiodi (2007), Il villaggio di cartone (2011, Le village de carton), Torneranno i prati (2014)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ermanno Olmi

Scénario : Ermanno Olmi

Image :  Ermanno Olmi

Montage : Ermanno Olmi

Musique : Jean-Sébastien Bach, interprétée à l'orgue par Fernando Germani

Producteur (s) : Alessandro Calosci, Domenico Di Parigi, Attilio Torricelli

Productions : Gruppo Produzione Cinema, Italnoleggio Cinematografico, Rai Radiotelevisione Italiana

Distribution France : Carlotta Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Luigi Ornaghi, Francesca Moriggi, Omar Brignoli, Antonio Ferrari, Teresa Brescianini, Giuseppe Brignoli, Battista Trevaini, Giuseppina Sangaletti, Felice Servi, Lucia Pezzoli, Franco Pilenga

Année : 1978
Durée : 2h 58
Pays de producion : Italie