L’ARBITRO

L’ARBITRO
L'ARBITRO

Paolo Zucca

L’ARBITRO

On est à la fin des matches aller et l’Atletico Pabarile végète en queue de classement de la dernière division de la ligue sarde de football. Mais ce sont surtout les défaites récurrentes contre Montecrastu qui humilient les villageois de Pabarile, car Montecrastu c’est l’équipe de Brai (Alessio di Clemente), propriétaire terrien hautain et arrogant. Voilà qu’un beau jour revient au pays un certain Matzutzi (Jacopo Cullin) qui avait suivi jadis sa famille en Argentine. On le repère immédiatement et il devient le maître à jouer de l’Atletico qui dès lors aligne les victoires. À l’opposé de la hiérarchie footballistique, Cruciani (Stefano Accorsi) est un arbitre de renommée internationale qui rêve de diriger la finale de la Coupe d’Europe. C’est un homme aux principes rigoureux, soutenu dans son ambition par Candido (Marco Messeri), qui a une vision plus pragmatique des choses. Il finit par convaincre Cruciani de se laisser corrompre. Hélas, il se fait prendre la main dans le sac. Dès lors, Cruciani est déclassé et envoyé arbitrer… les matches de la dernière division en Sardaigne. Le premier match qu’il doit diriger oppose Pabarile à Montecrastu.

 

« Mon film est le développement de mon court métrage qui avait remporté en 2009 le David di Donatello et le Prix spécial du jury à Clermont-Ferrand, le festival de courts métrages le plus important en Europe. L’une des voies que je me suis tracées dans ma recherche esthétique consiste à mélanger les tonalités et les genres. Ce qui prévaut, c’est la comédie, mais j’ai choisi de lui opposer des moments plus sombres, par exemple dans certaines des étapes du parcours de Cruciani vers la damnation, ou bien encore dans une trame parallèle liée aux codes ancestraux du monde pastoral sarde. De la même façon il y a une coexistence entre l’épopée et la farce qui parfois se succèdent brutalement. […] J’ai choisi de tourner en noir et blanc pour obtenir un effet d’abstraction maximal et éviter que le film ne soit pris pour une représentation objective du monde du football ou d’un moment particulier. »
Paolo ZUCCA,, Note di regia

 

Paolo Zucca (1972) est sarde. Après des études de lettres, il obtient un diplôme de mise en scène de la Nuova Università del Cinema e della Televisione (NUCT) de Rome. À partir de 2002, il tourne divers courts métrages dont L’arbitro (2009). Simultanément, il a collaboré à plusieurs scénarios. De son court métrage il a tiré le sujet de son premier long métrage intitulé aussi L’arbitro.

Paolo Zucca
Paolo Zucca

Paolo Zucca (Cagliari, 1972) a effectué des études de lettres classiques à Florence, il se forme ensuite au métier de réalisateur à l’Ecole internationale de cinéma et de télévision (NUCT) de Rome. En 2009, son court-métrage L’arbitro obtient le prix spécial du Jury au Festival de Clermont-Ferrand. Décliné en long-métrage, L’arbitro (2013) a été présenté lors de la 70e édition de la Mostra de Venise. En 2018 il réalise L'uomo che compro la luna.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Paolo Zucca

Scénario : Paolo Zucca, Barbara Alberti

Image :  Patrizio Patrizi

Montage : Walter Fasano, Sarah McTeigue

Musique : Andrea Guerra

Producteur (s) : Amedeo Pagani, Daniel Burman, Diego Dubcovsky

Productions : Classic, BD Cine, Rai Cinema avec le soutien du MiBac, de la Regione Autonoma della Sardegna, de la Sardinian Film Commission, de l’Istituto Superiore Regionale Etnografico per la Promozione dell'Antropologia Visuale in Sardegna, de la Regione Lazio et du Programme MEDIA de la Communauté Européenne

Distribution France : Le Pacte

Vente à l’étranger : 

Interprètes : 

Stefano Accorsi, Geppi Cucciari, Jacopo Cullin, Marco Messeri, Benito Urgu, Francesco Pannofino, Alessio Di Clemente, Grégoire Oestermann

Année : 2013
Durée : 1h 30
Pays de producion : Italie